vendredi 18 août 2017

Le crabe-tambour

Jean Rochefort et Claude Rich
Réalisateur : Pierre Schoendoerffer, français, 1928-2012 ; photographe, réalisateur, écrivain. Intègre le Service cinématographique des armées et part en Indochine. Tourne La passe du diable pour Kessel, puis tourne des adaptations de Pierre Loti. Plus
Pays : France Année :1977
Acteurs : Jean Rochefort (le capitaine) ; Jacques Perrin (le crabe-tambour) ; Claude Rich (Pierre, le médecin) ; Jacques Dufilho (le chef machines)
Dir. Photo :  Raoul Coutard
Résumé : D’après son propre roman Schoedenoerffer, met en scène des militaires qui se racontent les aventures d’un officier particulier dit « le crabe-tambour ». En faisant ce récit le réalisateur évoque sa guerre d’Indochine, des souvenirs de personnalités de l’armée et le drame du putsch d’Alger. On parle sans arrêt du crabe-tambour, fiction construite à partir d’un personnage réel qui inspira Schoendoerffer. Des militaires un peu blasés, à l’aube de leur retraite racontent le curieux mais attachant lieutenant « crabe-tambour ». Petit à petit dans le carré des officiers, à la faveur des moments perdus, on apprend que tous ne sont pas sur ce bateau par hasard dans cette mission vers le grand Nord. En particulier le capitaine effectue sa dernière mission, alors qu’il est atteint d’un cancer ; le pourquoi de ces évocations des guerres passées nous raconteront les motivations des uns et des autres. L’argument est un peu faible, mais le film sur la parole donnée et l’honneur dans le milieu militaire est intéressant. Les images en mer du Grand Nord sont hallucinantes… « à cette occasion de superbes images du Jauréguiberry "le nez dans la plume" seront filmées depuis un Super Frelon en mer d'Iroise. » netmarine
Filmographie : La 317e Section ; La Section Anderson ; Le Crabe-tambour ; Diên Biên Phu ; Là-haut, un roi au-dessus des nuages
Avis : Un film sur les amitiés militaires et non un film de guerre, soutenu par les prestations de grands acteurs.
Note : 9/10 Rédigé par Jacquie






lundi 14 août 2017

Djam

Daphnée Patakia
Réalisateur : Tony Gatlif né en 1948 à Alger est un réalisateur, acteur, scénariste, et musicien compositeur. Même (surtout) quand il fait du cinéma Gatlif est un musicien et ses bandes sons sont soignées. Il a d’ailleurs reçu 2 Césars de la meilleure musique écrite pour un film : pour Gadjo Dilo et pour Vengo. Pour ses sujets de prédilection : les Roms, les exclus, la liberté individuelle.
Pays : France Grèce Turquie Année : 2017
Acteurs : Daphné Patakia (Djam) ; Maryne Cayon (Avril) ; Simon Abkarian (l’oncle Kakourgos)
Dir. Photo : Patrick Ghiringhelli
Résumé : Une comédie musicale, à la gloire des exilés et particulièrement des turcs, des grecs, des arméniens et les modernes syriens ou africains fuyant leurs pays. C’est en fait le sujet qui est évoqué tout au long du voyage de Djam et de sa complice française Avril. On parle, on chante on voyage perpétuellement vers un ailleurs prometteur, mais celui-ci est aussi source d’illusions et de douleurs. En fait le côté comédie n’est que la dérision qui est ressentie par les migrants pour leurs espoirs d’hier. La culture du pays d’origine manque à tout expatrié… quelle que soit sa réussite aux yeux de la société. Le personnage de l’oncle Kakourgos est un héritage du siècle dernier, par son amour pour son pays et les siens, mais à la manière paysanne et bourrue. Il marque par-là, que la musique qu’il aime est un quasi fossile (le Rébetiko). Gatlif en fait le fil rouge de son film après en avoir recherché des vestiges, des traces, des enregistrements. Le Rébétiko est d’après Gatlif un « genre musical grec, né dans les années 1920, qui était pratiqué dans les fumeries de haschisch, les tavernes, les bas-fonds ». Gatlif remet à jour, arrange cette musique, réunit des musiciens pour son film, c’est passionnant.
Pendant le voyage de Djam à Istanbul, on croise différentes misères, des métiers disparus dont le forgeron, on se retrouve en Grèce alors en plein marasme économique à faire un feu de camp au milieu des rails de chemin de fer, et pour finir à la saisie des biens personnels par huissiers.
La musique est présente dès l’introduction (Gatlif aime bien les introductions musicales) avec la jeune chanteuse Daphné Patakia accompagnée de son instrument à cordes particulier. Elle est autant actrice que musicienne, elle fait un show dansé dès que la situation est difficile. Son personnage est dévergondé, malicieux, un peu foutraque mais au grand cœur.
J’ai bien aimé la course poursuite dans les draps sur les cordes à linge, très esthétique ainsi que la scène avec l’instrument à cordes dont Djam s’accompagne…. je ne trouve pas son nom. On se régale de certains plans montrant la nature avec l’art de la prise de vue dont fait preuve Ghiringhelli. Enfin, je conseille les deux articles suivants sur ce film.
« le cinéma de Tony Gatlif, lui, va plus loin que la vie, plus loin que le monde en ses schémas réducteurs, destructeurs, moralisateurs, pour nous offrir un conte musical sur l’exil et le chagrin, les chaos de l’histoire, les désillusions d’hier et d’aujourd’hui. » Esther Eboyan
Interview Gatlif
Filmographie : Gadjo Dilo ; Vengo ; Exils ; Transylvania ; Liberté ;  
Avis : Un film pour amateur de musique populaire, pour amoureux de l’humanité et de la liberté.
Note : 9/10  Rédigé par Jacquie








samedi 12 août 2017

Lola Pater

 
Chez le notaire, un fils et une mère? pour la disparition du père?
Réalisateur : Nadir Moknèche réalisateur franco-algérien né en 1965. Passe son enfance en Algérie, puis retourne en France pour des études et s’oriente vers le cinéma. Il suit un cours de réalisation à New York.
On ne trouve pas beaucoup d’information sur ce réalisateur, pourtant attachant avec ses personnages colorés, algériens ou issus de l’immigration…
Pays : France Belgique Année :2017
Acteurs : Fanny Ardant(Lola) ; Tewfik Jallab (Zino) ; Nadia Kaci (Rachida) ; Véronique Dumont (la compagne de Lola)
Dir. Photo : Jeanne Lapoirie
Résumé : Le sujet de la transsexualité est toujours un peu scabreux… tant on est toujours prisonniers de son héritage de schémas simplistes. Ici pas question de rires, mais parfois de sourire aux situations décrites. On ressent beaucoup de tendresse pour cette Lola qui n’ose pas aborder son fils de face, bien que l’envie de le retrouver et donc de tout avouer soit grande. Le drame c’est 20 ans de silence et de non-dit qui creusent des espoirs et des interprétations, envahissant le réel au point de le nier. Le travail de Moknèche est de mettre en scène des sentiments embarrassant notre morale et notre culture. Nous savons tous que ces situations existent, mais tant que nous n’y avons pas été confrontés… c’est du virtuel, du roman. Ici, un homme s’est identifié en femme et parait bien équilibré, à la faveur du décès de sa femme on va comprendre le prix à payer : son désespoir d’avoir du rompre la vie familiale (démonstration un peu poussive…). Comprendre c’est bien, mais accepter c’est encore loin !
Les deux acteurs Fanny Ardant et Tewfik Jallab sont très crédibles, et le film repose sur leur expression fluctuante au cours du temps, faite d’espoirs et de peurs. Lola est éblouissante « inoxydable » et Zino un boisseau de puces récalcitrantes qui ne sait plus qui il est dans tout ça.
A noter, un très bon second rôle de la compagne de Lola joué par la comédienne (Belge ?) Véronique Dumont, tout en retenue.
La photographie des visages et des choses est belle : le Paris des galeries, le cimetière, le mas en Camargue, la moto est presque un personnage, mais s’exprime moins que le chat... pour les acteurs la douceur des visages nous invite à les sentir proches.
Le film pose le problème de notre morale d’un étrange point de vue : aurions-nous aimé être l’enfant de cet homme ? il donne à réfléchir.
Dossier Presse
Filmographie : Délice Paloma ; Viva Laldjérie ; Goodbye Morocco ; Lola Pater 
Avis : Un beau film sur la transsexualité visible par les familles, mais l’alcool et les cigarettes sont très présents ! c’est tout pour les vices… un bon sujet de réflexion après Danish Girl et Laurence Anyway.
Note : 9/10 Rédigé par Jacquie






samedi 29 juillet 2017

Valerian et la cité aux 1000 planètes

 
les trois pipelettes
Réalisateur : Luc Besson réalisateur, scénariste et producteur français né en 1959. Il démarre par de nombreux postes d’assistant. Il signe des films négligés par les critiques mais aimés par le public : Le grand bleu, Les Yamakasi. Il est consacré avec le 5e élément. Il fonde la cité   du cinéma. Plus sur wikipedia
Pays : France Année : 2017
Acteurs : Dane DeHaan (Valérian) ; Cara Delevingne (Laureline) ; Clive Owen (Le commandant) ; Rihanna (Buble) ; Ethan Hawke (Jolly)
Dir. Photo : Thierry Arbogast
Résumé : Adapté de la BD « Valérian et Laureline » par Pierre Christin et Jean-Claude Mézières. Scénario intergalactique classique, des gentils et des méchants sans surprise. Une histoire d’amour ; je t’aime moi non plus sous-tend la mission des supers héros, mais pour la romance… on repassera c’est de la BD pour ados. Un monde imaginaire très tendre, pas mal du tout. Une introduction décalée du reste, mais assez rigolote. Une vision de l’armée et des renseignements qui ne manque pas d’humour. Beaucoup, beaucoup de clins d’yeux vers les productions de science-fiction du cinéma contemporain. Les agents de renseignements multi-casquettes très amusants, ainsi que la méduse mémoire ou boule de cristal et son pêcheur que vous reconnaitrez surement.
D’une façon générale du grand spectacle, des effets spéciaux, de l’aventure et de l’humour, en prime un spectacle de Bubble dont la souplesse et la grâce vous étonnera.
« Le film de Luc Besson, qui se fait assurément plaisir tout en traitant avec respect une oeuvre qu’il aime particulièrement, est doté d’un charme suffisant à différents niveaux et cabotine assez pour compenser de réelles maladresses et faiblesses, notamment du côté de la narration, que n’avait pas son chef-d’œuvre de 1997. » Begeek
Filmographie : Jeanne d’Arc ; Le Grand Bleu ; Nikita ; Léon ; Le Cinquième Élément ; Arthur et les Minimoys ; Lucy 
Avis : Ce film vous mettra de bonne humeur si ce n’est pas en joie. Ce n’est sans doute pas un must, mais on s’amuse bien sans complexe. Pourquoi faire la fine bouche ?
Note : 10/10 Rédigé par Jacquie








dimanche 23 juillet 2017

Dunkerque

Des acteurs qui donnent la dimension humaine
Réalisateur : Christopher Nolan ; réalisateur, producteur, scénariste né en 1970 à Londres (aussi américain). Il travaille ses films avec son frère Jonathan. Son œuvre se caractérise par des préoccupations morales, des coupures du temps non linéaires. Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Christopher_Nolan
Pays : UK USA France Hollande Année : 2017
Acteurs : Fionn Whitehead (Soldat) ; Tom Hardy (pilote) ; Mark Rylance (capitaine du bateau de plaisance) ; Cillian Murphy (soldat repêché par le petit bateau) ; Kenneth Branagh (le commandant de la Royal Navy) ; Harry Styles (soldat)
Dir. Photo : Hoyte van Hoytema
Résumé : Le film montre les opérations de repli des armées alliées à Dunkerque. Entre le 26 mai et le 4 juin 1940 à Dunkerque, sous un déluge de feu, l’opération « Dynamo » a arraché 340 000 combattants des griffes allemandes. Pour la France c’est un souvenir douloureux signant une défaite. Pour les anglais, c’est une victoire qui a permis de continuer la guerre. Il est intéressant d’apprendre que grâce aux petits bateaux de plaisance et de pêche l’opération a été réalisée face à un ennemi vigoureux et suréquipé en aviation par rapport aux alliés.
Le film montre les faits et explique peu, il tente de reproduire l’ambiance démoralisante de cette période pour les soldats anglais et français. Le flegme britannique est presque le sujet, car cette qualité a permis l’embarquement des troupes avec un minimum de dégâts. Le sens patriotique et la morale sont aussi mis en valeur.
On assiste à cette période de l’intérieur par les ressentis des personnages qui incarnent: un soldat un peu paumé, un aviateur, un français qui se fait passer pour un anglais, un père de famille possesseur d’un bateau de plaisance. Avec ces trois personnes en exemple, le réalisateur montre l’ensemble des intervenants de cette épopée.
Ce n’est pas vraiment un film de guerre, mais une évocation de cette « bataille » et du courage et de la ténacité de tous.
Témoignages et photos https://spark.adobe.com/page/Bi3gTCyeAwRrs/
Begeek une critique intéressante http://www.begeek.fr/dunkerque-avis-film-de-guerre-autres-245284
La Ville de Dunkerque parle du film https://www.ville-dunkerque.fr/decouvrir-sortir-bouger/dunkerque-le-dernier-film-de-christopher-nolan/
Filmographie : Memento ; The Dark Knight ; Inception ; Interstellar ; Le Prestige ; Dunkerque 
Avis : Film évoquant un sujet difficile pour les français : la bataille de Dunkerque. A voir surtout pour les jeunes dont les parents n’ont pas connu la guerre mondiale. Belle réalisation.
Note : 9/10 Rédigé par Jacquie




vendredi 14 juillet 2017

Ce qui nous lie

L'heure du choix
Réalisateur : Cédric Klapisch scénariste réalisateur français né en 1961. Etudes de cinéma à l’université et aux USA. Premier film notable : Chacun cherche son chat. Notoriété dans le public avec l’Auberge Espagnole, Les poupées Russes, Ni pour ni contre. Il travaille aussi des documentaires.
Pays : France Année :2017
Acteurs : Pio Marmaï (Jean) ; Ana Girardot (Juliette) ; François Civil (Jérémie) ; Jean-Marc Roulot (Marcel) ; María Valverde (Alicia)
Dir. Photo : Alexis Kavyrchine
Résumé : Film sur la vie des vignerons, les problèmes de famille, l’attachement à la terre. Ici, la vigne est un acteur à part entière. Le cinéaste pointe la réalité d’un paysage, d’un métier d’agriculteur qui façonne un habitat et ses occupants par de belles images poétiques du terroir vinicole. Le drame qui se joue est celui du retour d’un jeune adulte parti à l’extrémité de la planète vivre autre chose que son quotidien, fuite ? On ne va pas faire une comparaison avec l’enfant prodigue… mais il était parti bien loin et quand il revient la magie des frères et sœur se reproduit, la terre de sa jeunesse l’appelle aussi. Mais sa vie là-bas a entre temps pris racine avec un petit garçon. Jean vit maintenant le grand écart… entre sa famille retrouvée et son couple en Australie.
Le jeu des trois jeunes est juste et fluide. Un certain comique, et des attitudes touchantes dans le drame montrent la vie telle quelle. La mort du père vigneron, plonge les trois jeunes dans la reprise de l’exploitation « sans filet » on assiste aux hésitations, à la mise en place d’une direction, et des valeurs attendues. Les rencontres avec les autres vignerons contribuent à créer la différence de l’exploitation familiale de celles des autres, exemples le gros « plouc » de voisin, le beau-père cossu et autoritaire.
Ce que nous montre le cinéaste, c’est la vie telle qu’elle existe avec ses caractères différents, ses intérêts divergents au sein d’une famille. On a l’impression que c’est vécu ! La maturité se fonde sur les hésitations puis les décisions.
Ce film semble être dans la veine « sentiments » de Klapitsch, comme dans "Chacun cherche son chat" et n’est pas dénué de petits aspects comiques et de poésie.
Filmographie : Chacun cherche son chat ; Un air de famille ; Peut-être ; L'Auberge espagnole ; Ni pour ni contre (bien au contraire) ; Les Poupées russes ; Paris ; Ma part du gâteau ; Casse-tête chinois ; Ce qui nous lie
Avis : Je ne sais pas pourquoi le public ne va pas voir ce film… que je trouve beau par la justesse des sentiments et sa mise en scène calme. Son succès sera sans doute plus tardif, la canicule ?
Note : 10/10 rédigé par Jacquie




lundi 12 juin 2017

Le fils unique

Un plan habituel d'Ozu; au ras du sol

Version restaurée Carlotta films

Réalisateur : Yasujiro Ozu réalisateur japonais 1903-1963. Enfance loin du père, va au cinéma plutôt que d’étudier, échoue à l’entrée en fac et devient instituteur à la campagne. Puis école d’assistants opérateurs. Sa carrière démarre après la guerre, très vite le succès. Son style s’affine et les scénarios tournent autour de la famille et des sentiments et attentes des personnages. Ozu ne devient célèbre en Europe qu’après sa mort en 1936. Inconnu en France jusqu’en 1978. Plus
Pays : Japon Année : 1936
Acteurs : Chōko Iida (Tsune Nonomiya) ; Shinichi Himori (Ryosuke Nonomiya) ; Yoshiko Tsubouchi (Sugiko) ; Chishū Ryū (professeur Ookubo)
Dir.Photo : Shojiro Sugimoto Musique Senji Itô
Résumé : les sujets traités ici sont : l’influence des parents sur les enfants, l'absence du père, les débuts de l’industrialisation du travail de la soie, la misère « heureuse des employées », le désert culturel des plus pauvres, L’espoir et la Volonté. La phrase prologue : Le drame de la vie commence avec les relations parents enfants, en dit long sur le thème. L’enfance et l’adolescence sont riches en espoirs, envies de réussite. De l’un à l’autre un effort financier est demandé à la famille, puis un effort intellectuel dans la continuité demande de la volonté pour ne pas se contenter d’un bonheur simple. C’est l’histoire de Ryosuke parti du village où sa mère travaille dans une filature de soie. Avec des découpages en périodes datées on assiste à la modernisation des procédés de filature. A vous de voir si c’est pour le mieux... La mère, Tsune, voyage jusqu’à Tokyo pour voir son fils, elle apprend qu’il est marié… puis qu’il a un fils… Le fils est gêné de montrer la petite vie qu’il mène et essaye de faire diversion. La façon de filmer d’Ozu est étonnante, déjà il filme au ras du tatami… mais pour nous c’est là qu’ils sont assis. De l’aéroport au petit village où vit le fils, on ne voit que l’aile avant du taxi… et Ryosuke commente la ville à sa mère… De nombreux plans sont vides d’action, à commencer par le premier qui montre une lampe à pétrole… les gros plans sur les personnages sans aucun dialogue laissent appréhender la situation dramatique et la déchirure entre ce que la mère imaginait et la réalité. « Dans les scènes clés de la double discussion devant l'incinérateur puis, le soir à la maison, de la mère et du fils, c'est la mère qui, toujours, encourage son fils, déçu par les promesses de la grande ville, à poursuivre sur le cycle de la vie. » lire l’article très documenté du ciné-club de Caen
Filmographie : Gosses de Tokyo ; Histoire d'herbes flottantes ; Voyage à Tokyo ; Le fils unique ; Bonjour ; Le Goût du saké ; Fleurs d’équinoxe, Fin d’Automne, Dernier Caprice, (les 6 derniers sur ce blog sept oct 2008) 
Avis : Pour les amateurs de l’art d’Ozu, un de ses premiers films parlants.
Note : 10/10 Rédigé par Jacquie