samedi 23 juin 2018

La jeune fille de l’eau

The Lady of the Water
L'homme de maintien de la résidence

Réalisateur : M. Night Shyamalan : Réalisateur américain né en 1970 à Pondichéry. Sixième sens est le film qui l’a lancé dans le public et chez les professionnels. La jeune fille de l’eau n’a pas reçu un gros succès… Ces films suivants divisent la critique mais fonctionnent auprès du public. « L'univers de Shyamalan est marqué par la représentation de créatures mystérieuses… » Wiki
Pays : US Année : 2006
Acteurs : Paul Giamatti (Cleveland) ; Bryce Dallas Howard (Story) ; Bob Balaban (Harry Farber) ; Sarita Choudhury (Anna Ran) ; M. Night Shyamalan (Vick Ran)
Dir. Photo : Christopher Doyle
Résumé : Une histoire plus ou moins fantastique avec de belles images et des imbroglios à la pelle. Il fallait y penser la personne éveillée venant d’un autre monde, sort d’une piscine située dans un genre de campus « The Cove » peuplée de personnages complètement foutraques. L’idée est super comique, mais elle se mélange à des considérations sur notre vie sociale moins drôles. C’est un film bande dessinée… surtout du domaine ados et encore ados ! On ne se fatigue pas les méninges sur la morale. Le réalisateur joue lui-même un rôle dans le couple frère-sœur de Anna et Vick…
Filmographie : Sixième Sens ; Incassable ; Split
Avis : Film fantastique pour ados.
Note : 7/10 Rédigé par Jacquie


samedi 16 juin 2018

Un été italien

Genova
Un rôle bien difficile, mais réussi.

Réalisateur : Michael Winterbottom né en 1961 réalisateur, producteur monteur Britannique. Il effectue plusieurs métiers dans le cinéma et produit des films aussi différents que La stratégie du choc, et Un été Italien.
Pays : UK Année : 2008
Acteurs : Colin Firth (Joe) ; Hope Davis (Marianne la mère) ; Willa Holland (Kelly) ; Catherine Keener (Barbara) ; Perla Haney-Jardine (Mary)
Résumé : Le film raconte le quotidien d’une petite famille dont la maman vient de disparaitre au cours d’un accident. Deux filles sont avec leur père en Italie où il a choisi de reconstruire leurs vies. La plus petite très choquée par le décès, s’estime responsable de la mort de sa mère, et elle percevra sa mère tout au cours du film. La plus grande entre juste dans l’adolescence et cherche à prendre ses distances de sa sœur et de son père.
« Ce qui fait la force du film du réalisateur britannique c’est un récit simple, beau et touchant ; une histoire personnelle pour lui qui a également deux filles, peut-être le scénario pour lequel il est allé le plus puiser dans sa propre expérience. Cette histoire, aussi bien écrite soit-elle, fonctionne grâce à un excellent casting. » Carine Filloux
Les deux filles jouent très juste leurs rôles et Colin Firth est très à l’aise, du coup on est dans le quotidien sans poses. L’histoire est très simple, et on suit tour à tour chaque personnage qui cherche sa place dans une ville pas forcément très hospitalière.
Filmographie : Jude ; Tournage dans un jardin anglais ; The Killer Inside Me ; La Stratégie du choc ;
Avis : Un film sur le deuil familial vécu par deux filles différentes.
Note : 7/10 Rédigé par Jacquie


vendredi 8 juin 2018

Les amants crucifiés

Sur le lac, la déclaration
Réalisateur Kenji Mizoguchi. 1898-1856. Un des meilleurs cinéastes japonais, auteur de plus de deux cents films. Produit beaucoup de films comme lui demande sa société, puis avec la notoriété il pourra prendre son temps. Dans les thèmes favoris viennent la condition de la femme au Japon, la critique de la société japonaise son hypocrisie et son gout pour le totalitarisme, puis après-guerre la liberté promise. Il tourne beaucoup de films « en costumes ». Wiki
Pays : Japon Année : 1954
Acteurs : Kazuo Hasegawa (Mohei) ; Kyōko Kagawa (O-san) Eitarō Shindō (l’imprimeur) ; Dir. Photo : Kazuo Miyagawa
Résumé : C’est l’adaptation d’une pièce de Monzaemon Chikamatsu écrite en 1715. L’action se passe au Japon médiéval. Ishun est Grand Imprimeur à Kyoto, capitale impériale du Japon, et créancier de nombreux courtisans. Ishun est marié à O-San, de trente ans plus jeune que lui. Ishun est avare et ne s’intéresse qu’à ses plaisirs. Il doit ses succès commerciaux à la corruption des fonctionnaires et à l’avarice avec laquelle il traite son personnel.
Ce qui frappe dans ce film c’est le parti pris d’esthétique, les cadrages avec des objets signifiants aus lignes épurées, les attitudes des acteurs un peu compassés néanmoins mais terriblement beaux. On a l’impression que peu importe le récit, tout est dans l’image, d’ailleurs les dialogues sont réduits. On ne peut que louer l’art de Mizoguchi et de son Dir Photo, Kazuo Miyagawa. Du fait de l’évasion des deux héros, on visite, road movie avant la lettre… la scène de poursuite au milieu des tonneaux est superbe ainsi que les scènes sur le lac.
« Les Amants crucifiés a pour pivot central une histoire d’amour totalement partagé de deux êtres purs, un amour d’abord non déclaré du fait des conventions sociales mais qui va pouvoir s’exprimer une fois passé dans l’illégalité. Comme le titre le laisse supposer, tout cela se terminera mal, Mizoguchi n’a d’ailleurs aucun attrait pour les happy-ends. » L‘œil sur l’écran
« Ah quel plaisir ! Quel plaisir de sentir le souffle de la modernité à travers une œuvre dite "classique". Quel plaisir d'être pris par la puissance d'un film mélangeant harmonieusement drame humain, passion amoureuse et critique sociale. Les Amants crucifiés est un splendide mélodrame dans lequel Mizoguchi défend le droit à l'amour... mais c'est surtout un profond drame... » Kalopani
Filmographie La Vie d'O'Haru femme galante, Les Contes de la lune vague après la pluie, L'Intendant Sansho, Les Amants crucifiés, La Cigogne en papier ; Oyuki la vierge ; Les Coquelicots Avis : Un film culte du cinéma japonais bien que déjà ancien de la part d’un réalisateur issu du muet. Un régal esthétique. Le Racine des japonais !!!
Note : 10/10 rédigé par Jacquie




lundi 4 juin 2018

Monsieur Schmidt

About Schmidt
Que fait cette vieille femme dans mon lit ?

2003 Nomination à l'Oscar du meilleur acteur pour Jack Nicholson et à l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour Kathy Bates 
Réalisateur : Alexander Payne, né en 1961 réalisateur et scénariste américain. Oscar du meilleur scénario adapté (partagé avec Jim Taylor) pour L'Arriviste. Oscar du meilleur réalisateur pour Sideways. Oscar du meilleur réalisateur pour The Descendants. Oscar du meilleur réalisateur pour Nebraska.
Pays : US Année : 2002
Acteurs : Jack Nicholson (Warren Schmidt) ; Kathy Bates (Roberta Hertzel) ; Hope Davis (Jeannie Schmidt) : Dermot Mulroney (Randall Hertzel) : June Squibb (Helen Schmidt) :
Dir. Photo : James Glennon
Résumé : Adaptation du roman du même nom de Louis Begley. Warren joué par Nicholson part en retraite (bien sûr il n’y a pas pensé avant…) après des années de travail de bureau. Au lendemain de la fête en son honneur, sa femme décède brutalement. Warren est complétement déboussolé par ces deux abandons successifs. Il se retrouve en possession d’un énorme camping-car et décide d’aller se faire réconforter par sa fille des milliers de km plus loin. Celle-ci n’est pas disposée à le recevoir… il s’occupe donc et visite quelques villes et lieux, où des aventures l’attendent. Il est mal dans sa peau et déprime…
« Monsieur Schmidt, joué par un Jack Nicholson toujours au top, fait le point sur sa vie. Ce qu'on aime dans les films d'Alexander Payne, c'est l'ambiance décontractée de ses films. Souvent grâce à la musique, on se laisse transporter dans le voyage intérieur du personnage. » JimAriz
« Cruel, tendre, émouvant, hilarant... Tels sont les adjectifs qui peuvent définir ce Monsieur Schmidt. Cruel parce qu’il n’hésite pas à conspuer ses proches (sa femme en particulier avec cette réplique choc : "Que fait cette vieille femme dans mon lit ?"). Tendre parce que une fois esseulé, il n’hésite pas à traverser les Etats-Unis pour renouer contact avec sa fille unique perdue chez les whites trashes (les bons ploucs américains). » Edgar Hourrière Avoir-alire.com
Filmographie L'Arriviste ; Monsieur Schmidt ; Sideways ; The Descendants
Avis : Road Movie, de la prise de retraite, du milieu business bien moqué, aux aventures sentimentales de ce sexagénaire apeuré par le monde réel. Tenant son journal sous forme de lettres à un africain orphelin.
Note : 9/10 Rédigé par Jacquie




mardi 29 mai 2018

Vincent, François, Paul et les autres


Réalisateur Claude Sautet 1924-2000. études de cinéma à l'IDHEC, assistant de Franju. Succès avec Classe tous risques, puis Les Choses de la vie, Puis succès avec César et Rosalie, Vincent, François, Paul... et les autres, Max et les ferrailleurs. Couronné par un meilleur réalisateur aux Césars pour Nelly et Monsieur Arnaud.
Pays : France Italie Année : 1974
Acteurs : Yves Montand (Vincent), Michel Piccoli (François), Serge Reggiani (Paul), Gérard Depardieu (Jean)
Dir. Photo : Jean Boffety
Résumé : Un film de mecs… de la cinquantaine… andropause ? Non. De jeunes copains ils sont devenus vieux et affrontent les misères de l’âge et de la vie professionnelle, et plus particulièrement leurs décalages par rapport à leurs épouses. Leurs amitiés les maintiennent en ordre de marche, mais la vie de bohème ne les porte plus, les aléas de la vie et l’usure des sentiments fêlent leur vie insouciante. On ne montre que des hommes, mais par opposition les femmes paraissent mener le drame. Quand elles en ont assez elles partent. Uniques « objets » de leurs vécus, elles lâchent, détruisant «l'édifice social de leurs maris ». Cependant elles sont présentes comme repère, ou phares de leurs vies. C’est pathétique, mais tellement courant… Cette société que Sautet décrit est datée dans ses habitudes de boire et fumer mais aussi pour cette camaraderie adolescente persistante dans un contexte actuel d’individualité à outrance. 1968, a apporté la liberté sexuelle, celle des femmes, les familles ont commencé à se recomposer. Ce film, en filigrane pose la question de l’amour et du couple mais ne donne ni recette ni jugement.

Paradoxalement peu de critiques disponibles. Télérama: « Les héros de cette chronique douce-amère affrontent les premiers remous de la crise économique et morale des années Giscard, mais leur mélancolie est intemporelle. » « Petit à petit, la France grise et médiocre des années 70, que Sautet a si bien dépeint (ses films semblant finalement contaminés par cette gentille insignifiance de petits bourgeois réfugiés dans leurs relations puériles), a glissé dans nos souvenirs…" Eric Pokespagne
Filmographie : Les Choses de la vie ; Max et les Ferrailleurs ; César et Rosalie ; Vincent, François, Paul... et les autres ; Un mauvais fils ; Quelques jours avec moi ; Un cœur en hiver ; Nelly et Monsieur Arnaud ;
Avis : Un beau film avec des acteurs qui sont devenus de grands acteurs confirmés, c’est amusant de voir Depardieu mince faire du sport, il est vraiment génial dans cette prestation de boxeur. La photo de Jean Boffety est belle, soutient l’intérêt du film en induisant l’intimité avec l’acteur.
Note : 9/10 Rédigé par Jacquie




jeudi 17 mai 2018

L’éveil de la Permaculture

La répartition des cultures, de l'habitat, des élevages est importante
Réalisateur : Adrien Bellay passe plusieurs années à exercer le métier de monteur, a travaillé pour le monde de la publicité, du spectacle et de l’humanitaire, il collabore avec des sociétés de production et participe à de nombreuses émissions pour France Télévisions. Il décide de se tourner vers le documentaire indépendant. 
Pays : France Année : 2017
Documentaire
Résumé : C’est un film militant, sur les méthodes de culture et surtout sur un Art de Vivre proche et respectueux de la nature. Durée de 80 minutes, qui peut être découpé en parties correspondant à différents terroirs. On pourra y voir des cultures sur des toits d’immeubles, des cultures en talus sur bois mort et plus généralement des cultures sur de petites fermes avec un objectif d’autosuffisance. Les expériences de quelques chercheurs en la matière seront rapportées dans des entretiens ainsi que les stagiaires volontaires à l’établissement en permaculture.
En quelques mots: La permaculture est une méthode de conception, création et aménagement de systèmes écologiquement soutenables, économiquement viables et socialement équitables. Elle s’appuie sur des éthiques et une série de principes, s’inspire des écosystèmes naturels, et vise l’intégration harmonieuse des activités humaines. Accessible à tous, la permaculture peut être mise en œuvre partout, aussi bien à l’échelle d’un potager que d’une ferme, d’une ville ou d’un territoire.
Andy et Jessie Darlington, les deux formateurs, vont communiquer aux auteurs : apprentissage sur le fonctionnement des écosystèmes, les valeurs de partage et d’humanité prennent enfin sens.
Les entretiens avec les stagiaires ou apprentis permaculteurs mettent en relief le besoin de resourcement dans la population de jeunes adultes.
Filmographie : La Voix des Tatuyos ; L’Éveil de la Permaculture.
Avis : C’est un film militant, sur les méthodes de culture et surtout sur un Art de Vivre proche et respectueux de la nature.
Note : 7/10 Rédigé par Jacquie


vendredi 13 avril 2018

Sous le soleil de Satan

Palme d'or à Cannes en 1987
Un Depardieu intériorisé magistral
César du meilleur film
César du meilleur acteur pour Gérard Depardieu
César de la meilleure actrice pour Sandrine Bonnaire
César du meilleur réalisateur pour Maurice Pialat
César de la meilleure photographie pour Willy Kurant 
Réalisateur : Maurice Pialat peintre, réalisateur français né en 1925 mort en 2003. De bons films et des échecs A nos amours et Sous le soleil de Satan le consacrent aux Césars et à Cannes.
Pays : France Année : 1987
Acteurs : Gérard Depardieu (abbé Donissan) ; Sandrine Bonnaire (Mouchette) ; Maurice Pialat (le doyen Menou-Segrais)
Dir.Photo : Willy Kurant Musique
Résumé : Adaptation du livre de G. Bernanos paru en 1926 wikipedia
Le sujet du film est la foi et la vocation aux prises avec le réalisme. L’affiche montre un prêtre… celui qui ne s’y attend pas est un niais. Donissan est un jeune prêtre un peu rustre qui n’a aucune confiance en lui, le doyen Menou-Segrais essaye de le diriger ou de le conforter. Mais ce prêtre atypique est amené à reconsidérer ses croyances et retrouve en Donissan le questionnement fondamental. Donissan est tellement nature et sentimental qu’il fait des rencontres fantastiques, incongrues, hallucinantes. Ces expériences mystiques sont troublantes et éprouvantes pour le mental du prêtre. Par ailleurs le réalisateur met en présence une jeune fille perverse et un peu cinglée qui joue avec le feu. Le réalisateur se sert d’images de labyrinthe dans la campagne pour évoquer les perturbations du prêtre et les étrangetés de Mouchette. Beaucoup d’explications sont données par les personnages dans des dialogues qui ressemblent à des monologues de théâtre.
« Les magnifiques séquences de Donissan déambulant dans les plaines constituent un écho puissant à celles situées en intérieur qui, elles, baignent dans des clairs-obscurs remarquables. » « Le spectacle est exigeant, mais la puissance dramatique d’une telle histoire, basée sur la transcendance de l’esprit, marquera à ne pas en douter plus d’un spectateur. » Avoir à Lire
Filmographie L'Enfance nue ; Nous ne vieillirons pas ensemble ; Loulou ; À nos amours ; Sous le soleil de Satan ; Van Gogh ;
Avis : Film culte, à voir. En plus de l’adaptation réussie du livre de Bernanos, les acteurs et le photographe sont excellents.
Note : 10/10 Rédigé par Jacquie