jeudi 29 octobre 2020

Adieu les cons

 

La recherche des informations dans un hôpital
Réalisateur : Albert Dupontel, vient tard au cinéma, commence comme acteur, position qu’il reprend souvent. Voir sur Wikipedia son parcours atypique. Césars 2014 : César du meilleur scénario original pour 9 mois ferme. César du meilleur réalisateur pour Au revoir là-haut.
Pays : France Année : 2020 

Acteurs : Virginie Efira (Suze Trappet) ; Albert Dupontel (JB, l’informaticien) ; Nicolas Marié (Serge Blin, l’aveugle) ; Jackie Berroyer ( Dr Lint, le médecin Alzeimer) ; Philippe Uchan (Kurtzman le PDG) ;Bastien Ughetto (Adrien)

Dir.Photo : Alexis Kavyrchine

Résumé : Film d’un comique à la Monthy Pyton, affutez vos neurones avant d’y aller. On démarre par le cabinet d’un médecin (Bouli Lanners) très informatisé qui annonce peu ou prou à une jeune femme qu’elle a un cancer grave. C’est déjà tout un feu d’artifice de drôleries et de moqueries. Puis le héro (Dupontel lui-même) entre en scène et montre son art en quelques secondes ; il est un informaticien doué mais pas reconnu par sa direction. 

Dupontel fait jouer de bons acteurs comme Vuillermoz, voire Terry Gilliam, dont il fera plusieurs clins d’yeux à ses films : l’esprit de Brazil, les classeurs de dossiers qui sortent du mur, la romance, l’absurde quotidien, l’oppression administrative.

Des trouvailles : l’archiviste aveugle interprété avec brio par Nicolas Marié, des moqueries la reconnaissance faciale, ou le psy qui travaille avec la police. Virginie Efira est pulpeusement dramatique.

J’ai bien apprécié les éclairages et prises de vue, le Dir photo ? Alexis Kavyrchine.

« Soit une fable délirante et perfusée à la plus subtile des candeurs, où un personnage – voire deux ou trois – se lancent dans une quête mêlant l’absolu intime à la tentative de libération sociétale. L’enjeu intime et récurrent des films de Dupontel (la quête de l’enfant remplace ici celle de l’amour ou de la maternité) fait donc jeu égal avec un autre enjeu très « gilliamesque » dans l’âme, à savoir celui de fuir un monde moderne tellement chronophage qu’il confine à l’absurde. » Guillaume Gas

https://www.albertdupontel.com/filmographie/adieu-les-cons/

Filmographie : Bernie, 9 mois ferme ; Au revoir là-haut

Avis : Les avis sont partagés, mais moi, j’ai adoré ! et je le conseille contre la déprime du COVID. Bon ça va être fermé pendant 1 mois….

Note : 10/10 Rédigé par Jacquie

vendredi 23 octobre 2020

Josep

Réalisateur : Aurel, dessinateur de presse, il travaille pour le quotidien Le Monde, les hebdomadaires Marianne et Politis. Le film est réalisé en collaboration avec Florence Corre. Le scénario est de Jean Louis Milesi. 

Pays : France, Espagne, Belgique Année : 2020  

Acteurs : Sergi López (Josep Bartolí) ; Sílvia Pérez Cruz (Frida Kahlo) ; David Marsais (Valentin) ; Valérie Lemercier (la mère de Valentin) Musique : Sílvia Pérez Cruz

Résumé : A la suite de la prise de pouvoir de Franco, de nombreux espagnols, républicains ou anarchistes tentent de fuir l’Espagne en se réfugiant en France. L’action se situe en 1939. Le début du film rappelle cet historique, tout en tentant de présenter une menace pour la France venant non pas des réfugiés mais des régimes ultra-droite et de l’Allemagne nazie. « L’accueil qui leur est fait illustre les revirements politiques des gouvernements successifs en matière d’asile et inaugure une ère de camps dont ceux de Calais et de Grande-Synthe ne sont que le prolongement près de trois quarts de siècle plus tard. » Cairn info Devant l’afflux massif des réfugiés espagnols « les autorités françaises se sont trouvées débordées : elles placent les réfugiés sous le statut d'hébergés sous contrôle … ou les regroupent dans des camps d'internement français, selon les décrets-lois des 12 novembre 1938 et 18 novembre 1939 qui permettent l'internement administratif des « indésirables étrangers » Wikipedia  Il est clair que des camps d’internement, ne sont pas la meilleure façon d’accueillir des hommes et des femmes qui ont souffert dans leur pays ou sont menacés de mort. Le réalisateur raconte cette période avec deux personnages principaux : un jeune gendarme et Josep Bortoli un dessinateur et politicien. Cette histoire racontée est réelle, La France c’est aussi beaucoup de faiblesse et d’indifférence… rien n’a changé même si on pense être mieux.
Ce film a l’avantage de lever le voile obturant ces événements ayant marqué non seulement les espagnols mais aussi de nombreuses familles françaises d’immigrants dans des villes comme Toulouse, Perpignan, c’est la vie de leurs parents et grands-parents dont il s’agit.
Le film en lui-même est beau, il mêle des paysages aquarellés de la région de Rivesaltes à des dessins incisifs qui racontent, qui illustrent et des dessins de Bortoli montrant les hommes et les femmes du camp. Ce camp ironiquement est situé à côté d’un lieu de vacances en Occitanie. Je l’ai recherché pendant des années… curieusement quand je posais la question, venant de lire le roman autobiographique d’Arthur Koestler (La lie de la terre), personne n’avais entendu parler d’un camp de concentration d’étrangers en Pyrénées Orientales. Et pourtant, il n’avait pas bougé c’était juste un terrain militaire banal en dehors de la ville de Rivesaltes
Avis : Film à voir pour se souvenir que le nazisme n’a pas sévi qu’en France et en Allemagne, il avait expérimenté sa guerre avant grâce à Franco. La solidarité entre peuples s’était manifestée aussi au risque de la répression des hommes de droite. Toute ressemblance n’est pas fortuite, devant l’injustice et le malheur il y a toujours des justes qui se lèvent.
Note : 10/10 Rédigé par Jacquie

samedi 14 mars 2020

A mon âge, je me cache encore pour fumer

Réalisateur : Rayhana Obermeyer : Actrice, réalisatrice et écrivain.
Tout un symbole ces femmes qui fument en cachette.

Pays : France Grèce Algerie Année : 2017
Acteurs : Hiam Abbass (Fatima) ; Biyouna (Aïcha) ; Fadila Belkebla (Samia) ; Nassima Benchicou (Zahia) ; Nadia Kaci (Keltoum) Dir. Photo : Olympia Mytilinaiou et Mohamed Tayeb Laggoune
Résumé : Adapté de la pièce de théâtre éponyme édité en 2009 de : Rayhana Obermeyer. Il s’agit également d’un huis clos, tout se passe dans les bains publics. On démarre sur les rêves romanesques de Samia qui n’a pas été demandée en mariage et qui idéalise l’amour et donc le mariage qui lui manque. Fatima juste avant l’ouverture des bains reçoit une jeune femme menacée de mort par son frère, car elle est enceinte. Fatima femme, mûre, dont le mari lui est devenu insupportable et inutile, choisit de cacher la jeune femme.
Dans les bains il y a affluence car les bains étaient fermés faute d’eau aux robinets. Des femmes jeunes et vieilles bavardent, se vantent et jouent des alliances et se moquent des uns et des autres. En général elles ont à souffrir de leur condition féminine et du peu de liberté donné à leur féminisme par le pouvoir des barbus. On y voit certaines fêter leur prochain mariage avec des youyous, une autre en jean fêter son divorce ; et notre Samia célibataire écouter les récits à faire peur des nuits de noces des unes et des autres. On sent en toile de fond que l’extérieur n’est pas serein, avec les exécutions sommaires, les attentats, le bruit des explosions. A l’intérieur les conversations sont parfois musclées et la haine entrainant la haine, certaines sont plus prêtes à se casser la figure que de prêter leur flacon de shampoing. Au moins deux actrices de poids viennent structurer cette histoire, Hiam Habbas et Biyouna, mais de jeunes comédiennes ne sont pas de reste et prêtent leur sensibilité à ce film, en particulier Fadila Belkebla qui campe la rêveuse Samia. « En ces temps de doutes, de colère, de désir de révolution, parfois, les films orientaux, féministes, pacifistes, sont la preuve irréfutable que quelque chose d’important se passe dans un monde à l’avenir plus que trouble. » Arthur Champilou  Un peu moins tolérant : Vincent Ostria « …Certes, les doléances et dilemmes moraux sont en partie compensés par une certaine liberté sensuelle, par la vérité des corps (des femmes quasi nues de tous les âges et corpulences)… »
Avis : Voir le malheur des unes ne fait pas le bonheur des autres, mais on peut se réjouir d’être née à l’abri !
Note : 8/10 Rédigé par Jacquie


vendredi 13 mars 2020

Deux

Remarquable!
Réalisateur : Filippo Meneghetti Il s’agit d’un premier film !  
Pays : France Luxembourg Belgique Année : 2019 
Acteurs : Barbara Sukowa (Nina) ; Martine Chevallier (Madeleine) ; Léa Drucker (Anne)
Dir. Photo Aurélien Marra:
Résumé : Un sujet original, qui nous change des scénarios habituels. D’abord cette histoire cachée entre deux femmes, dont la dissimulation de l’amour concerne pas mal de couples homo encore actuellement. Le fait de devoir dissimuler des sentiments si forts est une source de souffrance, ça c’est un fait. Les familles étant si peu prêtes à accepter un amour différent, que par facilité celui-ci est caché la plupart du temps, alors que chacun pourrait être soulagé de voir une personne seule investie par l’amour. En plus de ce quasi tabou, le réalisateur ajoute que cet amour concerne deux femmes ayant passé l’âge des romances, du moins c’est ce qu’on croit. Bien sur, notre culture parle beaucoup de l’homme d’un certain âge, qui tombe amoureux d’une femme ayant déjà vécu. Là c’est politiquement correct, mais que dire de deux femmes ? quelle angoisse dans nos petites têtes, et si la grand-mère veuve et bien sage venait à tomber amoureuse ?

Le film est intéressant pour ça en particulier. Si le sujet des préjugés sur l’amour de nos ainées vous intéresse, lisez donc l’étude de Mona Chollet Sorcières, La puissance invaincue des femmes. C’est bon pour remettre les pendules d’Adam et Eve à l’heure. Un film fondé sur une BD de Rabaté a aussi traité du problème, si je me souviens bien Les petits ruisseaux
D’un point de vue technique, le développement de l’histoire manque un peu de peps, mais les plans sont beaux, un peu trop de corbeaux peut être. Mais j’aime bien le côté direct, comme est le jeu de son actrice Barbara Sukowa.
Filmographie Premier film
Avis : Film qui vaut d’être vu pour son sujet et parce que ce réalisateur qui débute fera sans doute parler de lui plus tard.
Note : 9/10 Rédigé par Jacquie






samedi 7 mars 2020

Le cas Richard Jewell

Richard Jewell 
Le héro du jour, un brave vigile.
Réalisateur : Clint Eastwood né en 1930 acteur, réalisateur, compositeur et producteur de cinéma américain. De par sa longévité, sa richesse et ses nombreux succès, tant critiques que commerciaux, sa double carrière d'acteur et de réalisateur fait de Clint Eastwood une figure mythique du cinéma, aussi bien au niveau américain qu'à l'international. Il a ainsi été récompensé à de nombreuses reprises.Wiki
Pays : US Année : 2019
Acteurs : Paul Walter Hauser (Richard Jewell) ; Sam Rockwell (Watson Bryant) ; Olivia Wilde (journaliste) ; Jon Hamm ‘agent du FBI Shaw) ; Kathy Bates (Barbara la mère)
Dir. Photo : Yves Bélanger
Résumé : D’après l’histoire vraie de l’acte terroriste à la bombe perpétré aux États-Unis, le 27 juillet 1996, dans le parc olympique lors des Jeux d'été d'Atlanta. L’agent de sécurité qui a découvert la bombe est suspecté par le FBI. Les fuites dans la presse le présentent comme le principal suspect de l'enquête policière et le probable terroriste. Contraint de rester enfermé à son domicile, par l’afflux des journalistes et enquêteurs. Il est enfin disculpé, mais l’enquête est au point mort. Le coupable est découvert plusieurs années après à l’occasion d’autres bombes.
« L’histoire de Richard Jewell m’a intéressé parce que c’était quelqu’un de normal, un monsieur tout-le-monde. Il n’a jamais été poursuivi, mais il a été largement persécuté. » Clint Eastwood
C’est intéressant, voire, angoissant d’assister à une mise en accusation gratuite sous prétexte que ça arrange tout le monde. On replonge dans l'atmosphère de l’après guerre où des  gens ont été accusés sur des soupçons plus ou moins partagés, et des femmes ont été tondues sur des soupçons également. La liste est longue des cas où la justice rendue par des hommes ou des femmes n’est pas très justes. Doit-on juger ? direz-vous, c’est un autre sujet. Le film est touchant car il montre une personne un peu marginale, qui ne souhaite rien qu’un peu de reconnaissance dans sa vie de tous les jours, mais cet homme est en plus fragile psychologiquement.
La justice aux US nous fait toujours peur, et Clint Eastwood en a bien joué en mettant en scène des gens ordinaires presque des « loosers ».
Filmographie Sur la route de Madison ; lettres d’Iwo Jima ; Impitoyable ; Million Dollar Baby ; Gran Torino ; Mystic River 
Avis : Un bon film, un bon sujet le tout mitonné par C.Eastwood. PS il n’y a pas d’histoire d’amour, mais c’est réussi !
Note : 9/10 Rédigé par Jacquie


mardi 25 février 2020

Grâce à Dieu

Grand Prix du Jury à la Berlinale 2019
Josiane Balsko touchante
Réalisateur : François Ozon Né en 1967, réalisateur français. « est ouvertement homosexuel. La sexualité, l'ambiguïté, l'ambivalence et la subversion des normes sociales ou familiales sont certains de ses thèmes privilégiés. » Wiki
Pays : France Belgique Année : 2018
Acteurs : Melvil Poupaud (Alexandre Guérin celui qui met en route la justice) ; Denis Ménochet (un des anciens scouts qui se décide à agir) ; Swann Arlaud (Emmanuel, celui qui a des crises) ; Josiane Balasko (la mère d’Emmanuel) ; François Marthouret (le cardinal Barbarin)
Dir. Photo : Manu Dacosse
Résumé : fondé sur la mise à jour, dans la région lyonnaise, des actes pédophiles d’un prêtre qui fut protégé par l’église. Le film montre dans des familles catholiques comment les jeunes ont vécu cette période honteuse, et ce qu’il en reste comme souffrances au présent, dont des vies brisées, des adultes en difficultés psychologiques. Ce film est sorti en pleine période de l'actualité du jugement de cette affaire. D’ailleurs « Avant la sortie en salle prévue le 20 février 2019, François Ozon est assigné en référé deux fois car la défense veut obtenir le report de la sortie du film » Wiki  Ce film un peu comme son prédécesseur, Spotlight de Tom Mc Carthy sur Boston, montre comment les défenseurs des victimes ont opéré devant la protection dressée par les congrégations. Ici est surtout développée la peur des victimes qui n'osent pas, ne veulent pas en parler, par pudeur et honte. Le temps nécessaire à oublier ou guérir de ces abus est long et souvent les faits sont prescrits, aucun n’a envie de réanimer ces souvenirs et pourtant il le faut. On voit également les deux côtés du procès, le cardinal qui se défend et le prêtre qui avoue tout, la personne qui est consultée à l’évêché qui essaye de ménager la chèvre et le chou, et bien sûr Alexandre qui se démène pour soigner ces abus par une reconnaissance publique, un jugement. On le voit chez les jeunes adultes qui ont besoin de mettre un nom et un jugement public sur leur affaire pour la clore et se débarrasser de cette honte sournoise.
Actualité 2020 : Le procès en appel du cardinal Barbarin : Condamné en première instance, le cardinal Philippe Barbarin a été relaxé en appel, jeudi 30 janvier 2020, pour ses silences sur les abus sexuels d’un prêtre.
Filmographie 8 Femmes ; Potiche ; Dans la maison ; Jeune et Jolie ; Une nouvelle amie ; Frantz ; L'Amant double ; Grâce à Dieu
Avis : Film au cœur de l’actualité, au sujet des abus sexuels d’un prêtre, couvert par son évêque. Pas un documentaire mais une mise en scène pour notre réflexion.
Note : 10/10 Rédigé par Jacquie


samedi 22 février 2020

Les invisibles

des acteurs et des figurants ayant connu le SDF
Réalisateur : Louis-Julien Petit ; réalisateur et scénariste français né en 1983. Assitant pendant une dizaine d’années, Son premier film remarquable Discount, où des salariés maltraités et témoins de gâchis, décident de créer une « épicerie équitable »
Pays : France Année : 2018
Acteurs : Audrey Lamy (Audrey, travailleuse sociale de l'Envol) ; Corinne Masiero (directrice de l’envol) ; Noémie Lvovsky (bénévole) ; Déborah Lukumuena (bénévole)
Dir. Photo : Davis Chambille
Résumé : Une comédie, avec un sujet grave : la grande précarité des femmes SDF. Les faits se passent dans la région Nord, particulièrement touchée par la récession. Quatre travailleuses sociales, dont deux bénévoles vont tenter le tout pour le tout alors que le refuge dont elles s’occupent va fermer faute d’argent. Un excellent film qui montre qu’avec mes moyens du bord on peut faire beaucoup. Egalement que ces femmes ont des problèmes psychologiques, ou des caractères qu’il ne faut pas ignorer si on veut les aider. Montre aussi les faiblesses d’une action hors réglementation, pour laquelle une mauvaise langue peut tout faire échouer. Optimiste le film ne laisse pas le spectateur dans la tristesse, avec des bonnes volontés tout peut arriver.
« « Je suis quelqu’un qui doute en permanence. Le jour où j’aurai des certitudes n’est pas près d’arriver. Mais on a senti dès le tournage qu’il y avait quelque chose en plus. Je suis très fier de mon équipe et de l’unité très forte qui régnait sur le plateau. Ces femmes – celles qui jouent les SDF dans le film ont toutes réellement connu la grande précarité – m’ont beaucoup appris. Plus que j’ai pu leur apprendre. Elles m’ont donné tout leur amour et leur humour, et cela se ressent dans le film. » Caroline Besse Telerama
Filmographie Discount ; Les invisibles 
Avis : Excellent film sur une catégorie défavorisée à plus d’un titre, les femmes SDF. Ce n’est pas un documentaire, mais le film dénonce l’aveuglement (non empathie) de l’administration, qui pourrait mieux faire.
Note : 10/10 Rédigé par Jacquie
Photo à habitat-humanisme.org