samedi 16 juin 2018

Un été italien

Genova
Un rôle bien difficile, mais réussi.

Réalisateur : Michael Winterbottom né en 1961 réalisateur, producteur monteur Britannique. Il effectue plusieurs métiers dans le cinéma et produit des films aussi différents que La stratégie du choc, et Un été Italien.
Pays : UK Année : 2008
Acteurs : Colin Firth (Joe) ; Hope Davis (Marianne la mère) ; Willa Holland (Kelly) ; Catherine Keener (Barbara) ; Perla Haney-Jardine (Mary)
Résumé : Le film raconte le quotidien d’une petite famille dont la maman vient de disparaitre au cours d’un accident. Deux filles sont avec leur père en Italie où il a choisi de reconstruire leurs vies. La plus petite très choquée par le décès, s’estime responsable de la mort de sa mère, et elle percevra sa mère tout au cours du film. La plus grande entre juste dans l’adolescence et cherche à prendre ses distances de sa sœur et de son père.
« Ce qui fait la force du film du réalisateur britannique c’est un récit simple, beau et touchant ; une histoire personnelle pour lui qui a également deux filles, peut-être le scénario pour lequel il est allé le plus puiser dans sa propre expérience. Cette histoire, aussi bien écrite soit-elle, fonctionne grâce à un excellent casting. » Carine Filloux
Les deux filles jouent très juste leurs rôles et Colin Firth est très à l’aise, du coup on est dans le quotidien sans poses. L’histoire est très simple, et on suit tour à tour chaque personnage qui cherche sa place dans une ville pas forcément très hospitalière.
Filmographie : Jude ; Tournage dans un jardin anglais ; The Killer Inside Me ; La Stratégie du choc ;
Avis : Un film sur le deuil familial vécu par deux filles différentes.
Note : 7/10 Rédigé par Jacquie


vendredi 8 juin 2018

Les amants crucifiés

Sur le lac, la déclaration
Réalisateur Kenji Mizoguchi. 1898-1856. Un des meilleurs cinéastes japonais, auteur de plus de deux cents films. Produit beaucoup de films comme lui demande sa société, puis avec la notoriété il pourra prendre son temps. Dans les thèmes favoris viennent la condition de la femme au Japon, la critique de la société japonaise son hypocrisie et son gout pour le totalitarisme, puis après-guerre la liberté promise. Il tourne beaucoup de films « en costumes ». Wiki
Pays : Japon Année : 1954
Acteurs : Kazuo Hasegawa (Mohei) ; Kyōko Kagawa (O-san) Eitarō Shindō (l’imprimeur) ; Dir. Photo : Kazuo Miyagawa
Résumé : C’est l’adaptation d’une pièce de Monzaemon Chikamatsu écrite en 1715. L’action se passe au Japon médiéval. Ishun est Grand Imprimeur à Kyoto, capitale impériale du Japon, et créancier de nombreux courtisans. Ishun est marié à O-San, de trente ans plus jeune que lui. Ishun est avare et ne s’intéresse qu’à ses plaisirs. Il doit ses succès commerciaux à la corruption des fonctionnaires et à l’avarice avec laquelle il traite son personnel.
Ce qui frappe dans ce film c’est le parti pris d’esthétique, les cadrages avec des objets signifiants aus lignes épurées, les attitudes des acteurs un peu compassés néanmoins mais terriblement beaux. On a l’impression que peu importe le récit, tout est dans l’image, d’ailleurs les dialogues sont réduits. On ne peut que louer l’art de Mizoguchi et de son Dir Photo, Kazuo Miyagawa. Du fait de l’évasion des deux héros, on visite, road movie avant la lettre… la scène de poursuite au milieu des tonneaux est superbe ainsi que les scènes sur le lac.
« Les Amants crucifiés a pour pivot central une histoire d’amour totalement partagé de deux êtres purs, un amour d’abord non déclaré du fait des conventions sociales mais qui va pouvoir s’exprimer une fois passé dans l’illégalité. Comme le titre le laisse supposer, tout cela se terminera mal, Mizoguchi n’a d’ailleurs aucun attrait pour les happy-ends. » L‘œil sur l’écran
« Ah quel plaisir ! Quel plaisir de sentir le souffle de la modernité à travers une œuvre dite "classique". Quel plaisir d'être pris par la puissance d'un film mélangeant harmonieusement drame humain, passion amoureuse et critique sociale. Les Amants crucifiés est un splendide mélodrame dans lequel Mizoguchi défend le droit à l'amour... mais c'est surtout un profond drame... » Kalopani
Filmographie La Vie d'O'Haru femme galante, Les Contes de la lune vague après la pluie, L'Intendant Sansho, Les Amants crucifiés, La Cigogne en papier ; Oyuki la vierge ; Les Coquelicots Avis : Un film culte du cinéma japonais bien que déjà ancien de la part d’un réalisateur issu du muet. Un régal esthétique. Le Racine des japonais !!!
Note : 10/10 rédigé par Jacquie




lundi 4 juin 2018

Monsieur Schmidt

About Schmidt
Que fait cette vieille femme dans mon lit ?

2003 Nomination à l'Oscar du meilleur acteur pour Jack Nicholson et à l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour Kathy Bates 
Réalisateur : Alexander Payne, né en 1961 réalisateur et scénariste américain. Oscar du meilleur scénario adapté (partagé avec Jim Taylor) pour L'Arriviste. Oscar du meilleur réalisateur pour Sideways. Oscar du meilleur réalisateur pour The Descendants. Oscar du meilleur réalisateur pour Nebraska.
Pays : US Année : 2002
Acteurs : Jack Nicholson (Warren Schmidt) ; Kathy Bates (Roberta Hertzel) ; Hope Davis (Jeannie Schmidt) : Dermot Mulroney (Randall Hertzel) : June Squibb (Helen Schmidt) :
Dir. Photo : James Glennon
Résumé : Adaptation du roman du même nom de Louis Begley. Warren joué par Nicholson part en retraite (bien sûr il n’y a pas pensé avant…) après des années de travail de bureau. Au lendemain de la fête en son honneur, sa femme décède brutalement. Warren est complétement déboussolé par ces deux abandons successifs. Il se retrouve en possession d’un énorme camping-car et décide d’aller se faire réconforter par sa fille des milliers de km plus loin. Celle-ci n’est pas disposée à le recevoir… il s’occupe donc et visite quelques villes et lieux, où des aventures l’attendent. Il est mal dans sa peau et déprime…
« Monsieur Schmidt, joué par un Jack Nicholson toujours au top, fait le point sur sa vie. Ce qu'on aime dans les films d'Alexander Payne, c'est l'ambiance décontractée de ses films. Souvent grâce à la musique, on se laisse transporter dans le voyage intérieur du personnage. » JimAriz
« Cruel, tendre, émouvant, hilarant... Tels sont les adjectifs qui peuvent définir ce Monsieur Schmidt. Cruel parce qu’il n’hésite pas à conspuer ses proches (sa femme en particulier avec cette réplique choc : "Que fait cette vieille femme dans mon lit ?"). Tendre parce que une fois esseulé, il n’hésite pas à traverser les Etats-Unis pour renouer contact avec sa fille unique perdue chez les whites trashes (les bons ploucs américains). » Edgar Hourrière Avoir-alire.com
Filmographie L'Arriviste ; Monsieur Schmidt ; Sideways ; The Descendants
Avis : Road Movie, de la prise de retraite, du milieu business bien moqué, aux aventures sentimentales de ce sexagénaire apeuré par le monde réel. Tenant son journal sous forme de lettres à un africain orphelin.
Note : 9/10 Rédigé par Jacquie