lundi 26 janvier 2015

Deux jours, une nuit


Réalisateur : Jean-Pierre et Luc Dardenne. Réalisateurs, scénaristes et producteurs Belges nés en 1951 et 1954 près de Liège, ils passent leur vie dans une région polluée par l’industrie et ravagée par la crise industrielle sidérurgique qui touche le Nord. Ils sont les réalisateurs les plus impliqués et féconds du cinéma social européen a l’instar de Ken Loach. Le festival de Cannes a très tôt reconnu leur valeur, et sont détenteurs de 2 palmes d’or pour Rosetta et L’enfant.
Ils ont reçu à cette occasion le prix œcuménique pour l’ensemble de leur œuvre empreinte d’humanité, et porteuse d’espoir dans un contexte déprimant.
Pays : Belgique France Italie Année : 2014
Acteurs : Marion Cotillard (Sandra) ; Fabrizio Rongione (Manu, le mari) ; Catherine Salée ( Juliette) ; Christelle Cornil ( Anne)Dir. Photo : Alain Marcoen
Résumé : Sandra se remet d’une dépression qui l’a tenue éloignée de l’entreprise où elle était salariée. Elle est sur le point de réintégrer son poste, quand les affaires allant mal, le patron qui a réparti la charge de travail entre différents employés propose à ceux ci de choisir la réintégration de Sandra, mais la prime de 1000 euros ne pourra pas être payée. Dans une réunion avec le personnel le contre maître est beaucoup plus cru et demande de choisir entre la rentrée de Sandra ou la prime.
Sandra apprend de sa meilleure amie sur place le verdict en sa défaveur, alors qu’elle est encore fragile. Cette amie lui dit avoir convaincu le patron de refaire le vote lundi matin, car il est entaché d’un biais, le contre maître ayant poussé les employés à refuser le retour de Sandra, en leur faisant peur pour la pérennité de leur poste.
Sandra estime que c’est peine perdue, mais poussée par son amie et soutenue par son mari, elle entreprend de visiter chacun de ses collègues au cours du week end pour leur demander de ne pas la priver de son poste.
Ce film nous montre la vie difficile des gens dans une région frappée par la crise. Les notions de solidarité, de recherche de solutions, d’empathie ou d’égoïsme se succèdent au fur et à mesure des visites. On suit les tribulations de la jeune femme qui oscille souvent entre joie et désespoir, ou compréhension des arguments de ses collègues.
Le film est très économe de moyens, on a deux acteurs majeurs, et des petits rôles. Marion Cotillard tient tout le film par son interprétation, elle est servie par Fabrizio Rongione qui lui donne la réplique très sobrement. On note quelques personnages dans la liste des collègues qui sortent de la grisaille de façon originale, pour notre bonheur. Mais la réalité décrite est en effet semblable à cette énumération de caractères submergés par leurs difficultés quotidiennes. En ce sens le film est social, indicateur des limites du culte de la croissance et du libéralisme. La logique de chacun pour soi, révèle le fait que notre société crée du mal être et des rapports anxiogènes entre les habitants du même village.
Filmographie : La promesse, Rosetta, Le gamin au vélo, L’enfant, Le fils.
Avis : Description d’une galère au quotidien dans une région développée par l’industrie sidérurgique puis laissée à l’abandon du chômage et de la crise. Horizons bouchés, mais possibilité souterraine de solidarité et d’espoir, les vertus humaines sont toujours présentes au plus noir des crises.
Note : 9/10 Rédigé par Jacquie


samedi 24 janvier 2015

Fedora

Énigmatique Fedora

Réalisateur : Billy Wilder Né en 1906, nationalité Autrichienne, jui, il quitte l’Allemagne et s’expatrie aux USA. Il écrit et réussit à percer à Hollywood et signe un contrat avec la Paramount Pictures. Il fait carrière aux US prend la nationalité américaine. Il est scénariste et réalisateur puis producteur, obtient de nombreuses récompenses (Oscars). Plus
Pays :France Allemagne Année : 1978
Acteurs : Marthe Keller (Fedora jeune); William Holden (Dutch Deitveiler); Hildegard Knef (Fedora agée); Jose Ferrer (docteur Vando); Frances Sternhagen (Miss Balfour); Stephen Collins (Barry Detweiler)
Dir. Photo : Gerry Fisher
Résumé : Un metteur en scène, veut absolument rencontrer une actrice célèbre pour lui proposer un rôle, qu’elle seule pourrait faire vivre au cinéma. Il se déplace en Grèce où la grande actrice se repose. Il cherche le contact et se voir refuser tout accès à Fedora. Ayant l’intuition que quelque chose de louche est lié à ce refus il téléphone, écrit, fait passer le script par des employés sur l’ile de sa résidence, se fait inviter pour finir….
Le montage de la tension est très réussi, les images romantiques sont tout simplement belles. La fin est un peu trop longue à mon gout. C’est le montage du scénario qui est génial, en ne laissant pas présumer de la fin, sauf que l’image du début la donne ! Avec de bons acteurs qui soutiennent l’intérêt tout du long. Un déroulé bien net sans ambigüités. Les balises de compréhension sont présentes mais légères, elles permettent à la fin la résolution de l’énigme.
Filmographie : Assurance sur la mort ; Le Poison; Boulevard du crépuscule ; Stalag 17 ; Sabrina ; Sept Ans de réflexion ; Ariane ; Témoin à charge ; Certains l'aiment chaud ; La Garçonnière ; Un, deux, trois ; Embrasse-moi, idiot ; La Vie privée de Sherlock Holmes ; Avanti! Fedora ; 
Avis : Film déjà ancien dans sa manière et son sujet à la gloire d’Hollywood, une très belle photographie et un intérêt à suspense sur le déroulement de l’histoire malgré son côté abracadabrante.
Note : 9/10 Rédigé par Jacquie




jeudi 22 janvier 2015

Absence

Bonjour! et bonne année
J’espère que je vous ai manqué? J’étais tout simplement en vacances avec ma fille et ses amis en Australie. Autant vous dire que je n’ai pas eu le temps d’aller au cinéma. Pour ceux que ça intéresserait j’ai tenu un  blog pendant nos tribulations à travers ce continent, telle une exploratrice munie d’une tablette. A vous de voir à l’adresse suivante tripesenoz.blogspot.com

dimanche 21 décembre 2014

Le prénom

Valérie Benguigui le premier rôle quoi qu'on en dise!

César du meilleur second rôle : Guillaume de Tonquédec
César du meilleur second rôle pour Valérie Benguigui 
Réalisateurs : Alexandre de La Patellière scénariste, dramaturge, réalisateur et producteur français et Matthieu Delaporte scénariste, réalisateur et dramaturge français. Beaucoup d’œuvres en commun : Skyland, Renaissance ou Les Parrains.. Le Prénom. Des pièces de théâtre.
Pays : France Année : 2012
Acteurs : Valérie Benguigui (Elisabeth) ; Charles Berling (son mari Pierre) ; Patrick Bruel (Vincent le frère) ; Guillaume de Tonquédec (Claude l’ami musicien) ; Judith El Zein (Anna la femme de Vincent)
Dir. Photo : David Ungaro
Résumé : Adaptation de leur pièce de théâtre. Des dialogues extraordinaires d’une vivacité inhabituelle au cinéma. Une belle prise en otages d’intellectuels et de leurs opposés les « je gagne très bien ma vie et je suis satisfait ». Deux genres qui s’opposent souvent dans les familles. Des quiproquos à foison, et donc du bon temps pour les spectateurs. Les acteurs sont en forme et le spectacle étincelle après un début un peu lâche. Unité de lieu tout dans la même pièce, et de temps une soirée familiale entre copains. Presque tous les travers de la vie citadine sont évoqués avec fougue et beaucoup de phrases cultes.
Filmographie : un illustre inconnu ; jungle ; 
Avis : Une comédie façon théâtre, on ne s’ennuie pas du tout...
Note : 10/10 Rédigé par Jacquie






vendredi 12 décembre 2014

Planète à vendre

Un symbole de la situation!

Réalisateur : Alexis Marant. Né en 1968, journaliste et réalisateur. Commence sa carrière en 1994, à France 3. Participe à de nombreuses émissions TV comme « Des racines et des ailes », « Thalassa ».
Pays : France Année : 2011
Intervenants : Jacques Diouf DG à la FAO ; Javier Blas Journaliste économique à Londres, spécialistes des matières premières ; Olivier de Shutter Rapporteur de l’ONU pour le droit à l’alimentation ; Renée Vellvé ONG ;
Résumé : Les circonstances démographiques et économiques des dernières années montrent que l’équilibre alimentaire est instable pour beaucoup de pays. Crise économique, émeutes de la faim lors des problèmes de spéculation sur les bourses de matières premières de 2008, ont conduit différents pays vulnérables au niveau agricole comme l’Arabie Saoudite à investir dans des pays émergeants au niveau de vastes étendues de terre cultivables. Le film montre le développement d’un business qui n’est pas que Nord américain (Chine, Inde, Japon, Lybie.. - pour les prédateurs). En Arabie Saoudite c’est un objectif fixé par le Roi lui-même. Un entrepreneur Indien rachète 300 000 hectares de terres au gouvernement Ethiopien ; figurez vous que c’est glorieux. En dehors des actions gouvernementales, de nombreux groupes financiers privés se sont lancé dans cette course aux profits faciles. Les ventes de terres chassent généralement les populations de leurs lieux de pâturages et des terrains qu’‘ils cultivent pour vivre. Quand on voit les pays d’origine des investisseurs il peut être surprenant de les taxer de colonialisme ! et pourtant… de même que pour des raisons similaires, autrefois on se faisait la guerre… mais c’est une guerre ce que font des envahisseurs !
Le film montre ce juteux commerce dont les banquiers se taillent déjà des avantages, en ne faisant aucun cas des populations. Les réglementations promises, le code de bonne conduite toujours différées sont étouffées dans l’œuf pour permettre la libre entreprise, c'est-à-dire je vole quelque chose mais ce n’est pas interdit.
Procédés qui rappellent étrangement la colonisation de la Palestine, mais on ne parle pas de sujets qui fâchent.
4 extraits sur Arte TV
Filmographie : reportages, émissions TV Avis : Documentaire mettant en exergue les activités « colonialistes » de certains pays du « Sud » maintenant riches et mettant en péril la survie de pays beaucoup plus pauvres.
Note : 10/10 Rédigé par Jacquie


jeudi 4 décembre 2014

Les chèvres de ma mère

Réalisateur : Sophie Audier, scripte, réalisatrice française. Arrivée à 5 ans dans le Verdon elle passe
Maguy avec ses amies...
son enfance avec les chèvres puis fait des études de cinéma et devient scripte et réalisatrice. Plus
Pays : France Année : 2014
Documentaire
Résumé : Cela fait quarante ans que Maguy s’est installée avec un compagnon dans ce plateau désert du Verdon. Pour vivre ces artistes avaient fait le choix d’élever des chèvres, ils ont donc constitué petit à petit un troupeau. Aujourd’hui Maguy est seule et songe à la retraite. Une jeune femme, Anne Sophie, souhaite devenir fermière avec un troupeau de chèvres, elle s’inscrit à une formation et commence son stage chez Maguy avec l’intention de reprendre le troupeau.
Sophie Audier, tout en douceur montre quelques aspects de base du métier de sa mère, les difficultés pour s’installer, travailler dans le monde agricole, sont aussi grands que d’avoir une retraite décente. La particularité du film est de montrer l’expertise accumulée par Maguy au cours des années et le rapport qu’elle entretien avec la nature. L’amour qu’elle éprouve pour ses chèvres se montre à chaque instant pour éclater dans la séparation d’avec son troupeau. Maguy est respectueuse de la vie et du confort de ses animaux et elle le dit qu’on n’y pense jamais assez.
« En voyant Anne-Sophie se débattre pour un modeste prêt et une vie que l’on pressent dure. En voyant Maguie s’apercevoir qu’il lui manque encore quelques trimestres pour sa retraite. Une fois les chèvres vendues, cent euros la bête, pas moins car un troupeau, c’est le travail d’une vie de sélection, précise Maguie douloureusement, mais « contente de quitter le monde agricole », l’agricultrice touchera 630 euros brut par mois. La transmission des terres et la contractualisation est décidément compliquée à tous niveaux. » Pascale Solana de Reporterre Avis sur télérama
Dans l’échange que nous avons eu à la fin de la projection du film, Sophie Audier nous a indiqué que le cauchemar des préparatifs a duré plus d’un an après la fin du film... La future distribution du film en salles a permis de faire peser une menace de ridicule et d’inefficacité sur l’administration qui a fini par bouger. Anne Sophie a pu démarrer à l’été 2014. Il a fallut jeter le lait pendant un an... et les clients se sont dirigés vers d’autres producteurs…
Ici la bande annonce, avec l’âne qui s’étire le matin avant de sortir et les cabris qui jouent à saute mouton à voir…. Et le film à acheter sur la boutique de Jour 2 Fête
Dans le Press Kit une question : « Pourquoi avoir fait ce film? - Essentiellement pour deux raisons. Ce que j’ai vécu avec ma mère est exceptionnel. Nous sommes arrivées dans les années 70 dans ce lieu retiré. Nous vivions de façon très rudimentaire, en contact permanent avec la nature et les animaux, sans eau, sans télévision et souvent sans électricité ni téléphone. Lorsque des normes nous ont été imposées, ça a été un vrai choc pour nous. La manière dont on avait vécu et que j’ai adorée, notre rapport au monde ne pouvaient plus exister. J’ai donc voulu avec ce film défendre le mode de vie dans lequel j’ai été élevée. Celui-ci ne peut pas être dénigré simplement parce qu’il est en complet décalage avec la société actuelle… »
Filmographie : Dis moi mon charbonnier ; 
Avis : Film tendre sur la vie d’une agricultrice et sa liberté…
Note : 7/10 Rédigé par Jacquie


mardi 2 décembre 2014

L’agriculture du génocide

 Une pépite, trouvée sur internet! à partager...
Un hôte habituel de nos sols
 
Réalisateurs ??? Claude et Lydia Bourguignon. Deux biologistes spécialistes de la microbiologie des sols. Activistes de la Bio ! promoteurs de la récupération des sols grâce au Bois Raméal Fragmenté.
Le film : adresse
Pays : France Année : ?
Film sur youtube ou (dailymotion) de 24mn Un montage de plusieurs interviews…
Site des Bourguignon :
Intervenants : André Cicolella chercheur français en santé environnementale, spécialiste de l’évaluation des risques sanitaires. Président et fondateur de la Fondation Sciences Citoyennes (2002-2007) Toxicologue, écotoxicologue, Auteur de livres : Alertes Santé et Toxique Planète. Le scandale invisible des maladies chroniques.
Claude Bourguignon Ingénieur Agronome, formé à l'Institut national agronomique Paris-Grignon, et Lydia Bouguignon, Maître es sciences, Fondateurs du LAMS Laboratoire Analyse de la Microbiologie des sols, auteurs de : Le sol, la terre et les champs, et Le sol, la terre et les champs : pour retrouver une agriculture saine
Résumé : Séries d’interviews du couple Bourguignon, montés ensemble par… la brigade du tigre... Claude et Lydia donnent leur vision de l’agriculture d’aujourd’hui et des conséquences qui nous attendent quand le temps aura amené les enfants actuels à être adultes ou vieillards. Car c’est incroyable il n’y avait aucun pesticide en 1950 et maintenant il faut épandre de 3 à 4 pesticides sinon le blé est foutu.
Plus la peine de chercher d’où viennent toutes les maladies (surtout les cancers qui sont en augmentation)…. ?
Les sols sont fatigués et gorgés de saloperies... les sols sont « morts » et incompatibles avec la vie. Les deux biologistes nous montrent a contrario des images d’une terre vivante grâce à une loupe binoculaire dans une séquences de 10 : à 14 05 en gros. De 16 :42 à 17 :45 les méfaits du labour.
Une première partie est l’Alerte à Babylone, le film de Jean Druon
D’autres vidéos sont accessibles sur le site des Bourguignon.
Filmographie : http://www.lams-21.com 
Avis : Un petit film fait de montages de séquences diverses, dont on ne sait pas bien qui l’a monté, mais qui décrit bien la situation de la terre sur laquelle sont censés pousser nos poireaux.
Note : 6/10 Rédigé par Jacquie