samedi 29 juillet 2017

Valerian et la cité aux 1000 planètes

 
les trois pipelettes
Réalisateur : Luc Besson réalisateur, scénariste et producteur français né en 1959. Il démarre par de nombreux postes d’assistant. Il signe des films négligés par les critiques mais aimés par le public : Le grand bleu, Les Yamakasi. Il est consacré avec le 5e élément. Il fonde la cité   du cinéma. Plus sur wikipedia
Pays : France Année : 2017
Acteurs : Dane DeHaan (Valérian) ; Cara Delevingne (Laureline) ; Clive Owen (Le commandant) ; Rihanna (Buble) ; Ethan Hawke (Jolly)
Dir. Photo : Thierry Arbogast
Résumé : Adapté de la BD « Valérian et Laureline » par Pierre Christin et Jean-Claude Mézières. Scénario intergalactique classique, des gentils et des méchants sans surprise. Une histoire d’amour ; je t’aime moi non plus sous-tend la mission des supers héros, mais pour la romance… on repassera c’est de la BD pour ados. Un monde imaginaire très tendre, pas mal du tout. Une introduction décalée du reste, mais assez rigolote. Une vision de l’armée et des renseignements qui ne manque pas d’humour. Beaucoup, beaucoup de clins d’yeux vers les productions de science-fiction du cinéma contemporain. Les agents de renseignements multi-casquettes très amusants, ainsi que la méduse mémoire ou boule de cristal et son pêcheur que vous reconnaitrez surement.
D’une façon générale du grand spectacle, des effets spéciaux, de l’aventure et de l’humour, en prime un spectacle de Bubble dont la souplesse et la grâce vous étonnera.
« Le film de Luc Besson, qui se fait assurément plaisir tout en traitant avec respect une oeuvre qu’il aime particulièrement, est doté d’un charme suffisant à différents niveaux et cabotine assez pour compenser de réelles maladresses et faiblesses, notamment du côté de la narration, que n’avait pas son chef-d’œuvre de 1997. » Begeek
Filmographie : Jeanne d’Arc ; Le Grand Bleu ; Nikita ; Léon ; Le Cinquième Élément ; Arthur et les Minimoys ; Lucy 
Avis : Ce film vous mettra de bonne humeur si ce n’est pas en joie. Ce n’est sans doute pas un must, mais on s’amuse bien sans complexe. Pourquoi faire la fine bouche ?
Note : 10/10 Rédigé par Jacquie








dimanche 23 juillet 2017

Dunkerque

Des acteurs qui donnent la dimension humaine
Réalisateur : Christopher Nolan ; réalisateur, producteur, scénariste né en 1970 à Londres (aussi américain). Il travaille ses films avec son frère Jonathan. Son œuvre se caractérise par des préoccupations morales, des coupures du temps non linéaires. Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Christopher_Nolan
Pays : UK USA France Hollande Année : 2017
Acteurs : Fionn Whitehead (Soldat) ; Tom Hardy (pilote) ; Mark Rylance (capitaine du bateau de plaisance) ; Cillian Murphy (soldat repêché par le petit bateau) ; Kenneth Branagh (le commandant de la Royal Navy) ; Harry Styles (soldat)
Dir. Photo : Hoyte van Hoytema
Résumé : Le film montre les opérations de repli des armées alliées à Dunkerque. Entre le 26 mai et le 4 juin 1940 à Dunkerque, sous un déluge de feu, l’opération « Dynamo » a arraché 340 000 combattants des griffes allemandes. Pour la France c’est un souvenir douloureux signant une défaite. Pour les anglais, c’est une victoire qui a permis de continuer la guerre. Il est intéressant d’apprendre que grâce aux petits bateaux de plaisance et de pêche l’opération a été réalisée face à un ennemi vigoureux et suréquipé en aviation par rapport aux alliés.
Le film montre les faits et explique peu, il tente de reproduire l’ambiance démoralisante de cette période pour les soldats anglais et français. Le flegme britannique est presque le sujet, car cette qualité a permis l’embarquement des troupes avec un minimum de dégâts. Le sens patriotique et la morale sont aussi mis en valeur.
On assiste à cette période de l’intérieur par les ressentis des personnages qui incarnent: un soldat un peu paumé, un aviateur, un français qui se fait passer pour un anglais, un père de famille possesseur d’un bateau de plaisance. Avec ces trois personnes en exemple, le réalisateur montre l’ensemble des intervenants de cette épopée.
Ce n’est pas vraiment un film de guerre, mais une évocation de cette « bataille » et du courage et de la ténacité de tous.
Témoignages et photos https://spark.adobe.com/page/Bi3gTCyeAwRrs/
Begeek une critique intéressante http://www.begeek.fr/dunkerque-avis-film-de-guerre-autres-245284
La Ville de Dunkerque parle du film https://www.ville-dunkerque.fr/decouvrir-sortir-bouger/dunkerque-le-dernier-film-de-christopher-nolan/
Filmographie : Memento ; The Dark Knight ; Inception ; Interstellar ; Le Prestige ; Dunkerque 
Avis : Film évoquant un sujet difficile pour les français : la bataille de Dunkerque. A voir surtout pour les jeunes dont les parents n’ont pas connu la guerre mondiale. Belle réalisation.
Note : 9/10 Rédigé par Jacquie




vendredi 14 juillet 2017

Ce qui nous lie

L'heure du choix
Réalisateur : Cédric Klapisch scénariste réalisateur français né en 1961. Etudes de cinéma à l’université et aux USA. Premier film notable : Chacun cherche son chat. Notoriété dans le public avec l’Auberge Espagnole, Les poupées Russes, Ni pour ni contre. Il travaille aussi des documentaires.
Pays : France Année :2017
Acteurs : Pio Marmaï (Jean) ; Ana Girardot (Juliette) ; François Civil (Jérémie) ; Jean-Marc Roulot (Marcel) ; María Valverde (Alicia)
Dir. Photo : Alexis Kavyrchine
Résumé : Film sur la vie des vignerons, les problèmes de famille, l’attachement à la terre. Ici, la vigne est un acteur à part entière. Le cinéaste pointe la réalité d’un paysage, d’un métier d’agriculteur qui façonne un habitat et ses occupants par de belles images poétiques du terroir vinicole. Le drame qui se joue est celui du retour d’un jeune adulte parti à l’extrémité de la planète vivre autre chose que son quotidien, fuite ? On ne va pas faire une comparaison avec l’enfant prodigue… mais il était parti bien loin et quand il revient la magie des frères et sœur se reproduit, la terre de sa jeunesse l’appelle aussi. Mais sa vie là-bas a entre temps pris racine avec un petit garçon. Jean vit maintenant le grand écart… entre sa famille retrouvée et son couple en Australie.
Le jeu des trois jeunes est juste et fluide. Un certain comique, et des attitudes touchantes dans le drame montrent la vie telle quelle. La mort du père vigneron, plonge les trois jeunes dans la reprise de l’exploitation « sans filet » on assiste aux hésitations, à la mise en place d’une direction, et des valeurs attendues. Les rencontres avec les autres vignerons contribuent à créer la différence de l’exploitation familiale de celles des autres, exemples le gros « plouc » de voisin, le beau-père cossu et autoritaire.
Ce que nous montre le cinéaste, c’est la vie telle qu’elle existe avec ses caractères différents, ses intérêts divergents au sein d’une famille. On a l’impression que c’est vécu ! La maturité se fonde sur les hésitations puis les décisions.
Ce film semble être dans la veine « sentiments » de Klapitsch, comme dans "Chacun cherche son chat" et n’est pas dénué de petits aspects comiques et de poésie.
Filmographie : Chacun cherche son chat ; Un air de famille ; Peut-être ; L'Auberge espagnole ; Ni pour ni contre (bien au contraire) ; Les Poupées russes ; Paris ; Ma part du gâteau ; Casse-tête chinois ; Ce qui nous lie
Avis : Je ne sais pas pourquoi le public ne va pas voir ce film… que je trouve beau par la justesse des sentiments et sa mise en scène calme. Son succès sera sans doute plus tardif, la canicule ?
Note : 10/10 rédigé par Jacquie




lundi 12 juin 2017

Le fils unique

Un plan habituel d'Ozu; au ras du sol

Version restaurée Carlotta films

Réalisateur : Yasujiro Ozu réalisateur japonais 1903-1963. Enfance loin du père, va au cinéma plutôt que d’étudier, échoue à l’entrée en fac et devient instituteur à la campagne. Puis école d’assistants opérateurs. Sa carrière démarre après la guerre, très vite le succès. Son style s’affine et les scénarios tournent autour de la famille et des sentiments et attentes des personnages. Ozu ne devient célèbre en Europe qu’après sa mort en 1936. Inconnu en France jusqu’en 1978. Plus
Pays : Japon Année : 1936
Acteurs : Chōko Iida (Tsune Nonomiya) ; Shinichi Himori (Ryosuke Nonomiya) ; Yoshiko Tsubouchi (Sugiko) ; Chishū Ryū (professeur Ookubo)
Dir.Photo : Shojiro Sugimoto Musique Senji Itô
Résumé : les sujets traités ici sont : l’influence des parents sur les enfants, l'absence du père, les débuts de l’industrialisation du travail de la soie, la misère « heureuse des employées », le désert culturel des plus pauvres, L’espoir et la Volonté. La phrase prologue : Le drame de la vie commence avec les relations parents enfants, en dit long sur le thème. L’enfance et l’adolescence sont riches en espoirs, envies de réussite. De l’un à l’autre un effort financier est demandé à la famille, puis un effort intellectuel dans la continuité demande de la volonté pour ne pas se contenter d’un bonheur simple. C’est l’histoire de Ryosuke parti du village où sa mère travaille dans une filature de soie. Avec des découpages en périodes datées on assiste à la modernisation des procédés de filature. A vous de voir si c’est pour le mieux... La mère, Tsune, voyage jusqu’à Tokyo pour voir son fils, elle apprend qu’il est marié… puis qu’il a un fils… Le fils est gêné de montrer la petite vie qu’il mène et essaye de faire diversion. La façon de filmer d’Ozu est étonnante, déjà il filme au ras du tatami… mais pour nous c’est là qu’ils sont assis. De l’aéroport au petit village où vit le fils, on ne voit que l’aile avant du taxi… et Ryosuke commente la ville à sa mère… De nombreux plans sont vides d’action, à commencer par le premier qui montre une lampe à pétrole… les gros plans sur les personnages sans aucun dialogue laissent appréhender la situation dramatique et la déchirure entre ce que la mère imaginait et la réalité. « Dans les scènes clés de la double discussion devant l'incinérateur puis, le soir à la maison, de la mère et du fils, c'est la mère qui, toujours, encourage son fils, déçu par les promesses de la grande ville, à poursuivre sur le cycle de la vie. » lire l’article très documenté du ciné-club de Caen
Filmographie : Gosses de Tokyo ; Histoire d'herbes flottantes ; Voyage à Tokyo ; Le fils unique ; Bonjour ; Le Goût du saké ; Fleurs d’équinoxe, Fin d’Automne, Dernier Caprice, (les 6 derniers sur ce blog sept oct 2008) 
Avis : Pour les amateurs de l’art d’Ozu, un de ses premiers films parlants.
Note : 10/10 Rédigé par Jacquie


vendredi 2 juin 2017

Léviathan

Cannes 2014 Meilleur scénario
La baie avec la maison de bois de Kolia
Golden Globes 2015 Meilleur film étranger. 
Réalisateur : Andreï Zviaguintsev réalisateur Russe né en 1964. Démarre sa carrière comme acteur au théâtre et TV. Son premier film est présenté à Venise où il obtient la récompense du meilleur premier film en 2003. Il présente ses films à Cannes et y trouve un bon succès. Léviathan reçoit le prix du meilleur scénario.
Pays : Russie Année :2014
Acteurs : Alekseï Serebryakov (Kolia) ; Elena Lyadova (lilia la femme de Kolia) ; Vladimir Vdovitchenkov (avocat ami de Kolia) ; Roman Madianov (la maire mafieux)
Dir.Photo : Mikhail Krichman Musique : Philippe Glass
Résumé Film tragique tourné dans la région côtière de Barentz dont les paysages désolés donnent au film sa note lugubre : le ciel écrase tout. En scène : un couple dont le père bricoleur et garagiste a construit sa propre maison. Elle est en bois, sur une éminence qui fait face à la baie. Le village (fiction) montre des traces de développement maritime avec des bateaux coulés. Kolia peste car le maire a décidé de l’exproprier pour récupérer le terrain et construire pour la ville. Kolia a fait venir de Moscou un de ses amis d’enfance qui est avocat pour le défendre. Celui-ci utilisera les procédures normales, mais se heurte à un mur au tribunal. Il décide alors de voir le Maire en privé et de lui faire du chantage par rapport à des affaires pas très propres…
Le film montre le jeu inégal entre un citoyen ordinaire, Kolia, et l’appareil politique. De plus la corruption et le dédain de l’autre font localement monter les tensions. Kolia déjà hypersensible est attaché à cette maison familiale et ne veut pas de transaction. Sa femme, n’a rien contre un changement de résidence. Cette lutte du petit contre le grand est le thème central du film.
Mais le scénario montre aussi la vie des petites gens qui boivent de la vodka pour se donner des forces, ou l’air de s’amuser, ou bien effacer leur quotidien calamiteux.
Dans cette Russie, l’église orthodoxe fait bien partie des puissants et combine avec les corrompus dans son intérêt. Les prélats affectent de ne pas voir les inégalités créées. On assiste à des dialogues ou des prêches étonnants de l’Evêque, dont un contraire à la vérité lors de l’inauguration de l’église neuve sur le site de la maison de Kolia.
Le Léviathan c’est le monstre créé par l’Etat qui donne le pouvoir à des pourris et écrase tout ce qui s’oppose à lui. Le pope rencontré dans la rue lui rappelle le pauvre Job, et que rien ne sert de s’armer contre le destin, toute révolte est inutile.
Au final la Russie n’est pas décrite comme un pays ou le bonheur règne… ni même la démocratie ou la justice.
Détails sur Wikipedia
« Film noir aussi ténébreux et aride qu’était poétique et lumineux Elena, Leviathan est une œuvre pétrifiante tant elle est cruelle. » A voir à lire
Filmographie : Le Retour ; Le Bannissement ; Elena ; Léviathan
Avis : Belles images de côtes au sable noir, musique de Ph Glass… personnages en crises et actions dignes de polar.
Note : 10/10 Rédigé par Jacquie


jeudi 25 mai 2017

Il était une fois en Anatolie

Palme d’or à Cannes
Le paysage désertique fait partie de la performance

Réalisateur : Nuri Bilge Ceylan ; Producteur, scénariste, réalisateur turc. Né en 1959. Son cinéma est particulier, il s’attache aux difficultés de vivre ses aspirations, ou sa vie en profondeur dans la société moderne. La Turquie sociale ordinaire est décrite au passage avec ses contradictions, ses difficultés, et son pouvoir d’abstraction liée à  des paysages minéraux et une nature âpre et sauvage.
Pays : Turquie Année :2011
Acteurs : Muhammet Uzuner (Docteur) ; Yilmaz Erdogan (Commissaire Naci) ; Taner Birsel (Procureur Nusret) ; Ahmet Mumtaz Taylan (Chauffeur arab) ; Firat Tanis (Suspect Kenan)
Dir. Photo : Gökhan Tiryaki
Résumé : Au cours d’une enquête pour un crime, trois voitures de gendarmes, procureur et médecin légiste, sont filmées à travers les plaines de l’Anatolie. Le motif qui guide ce convoi c’est d’emmener un criminel pour qu’il montre où retrouver le corps d'un homme, assassiné. L’introduction du film laisse voir de superbes images  de la campagne désertique. Le jour baisse de plus en plus, sous un ciel de couchant occupant presque tout l’espace pour atteindre finalement la nuit, on est directement dans l'ambiance du drame. C’est cette nuit le sujet du film…cette nuit en Anatolie et celle toute intérieure des protagonistes. Pendant cette recherche du lieu où le corps se trouve, un monde onirique se met en place, les temps où aucune action n’est nécessaire seront propices à la réflexion. Le criminel ne se souvient plus bien, et les voitures iront auprès de trois sources avant de trouver la bonne fontaine. La caméra nous invite au fantastique avec les voitures dont les phares trouent la nuit sur des routes poudreuses et sinueuses. C’est beau. Tous sont fatigués et plongés dans leurs méandres intérieurs. Le criminel est assez absent, il dort. Dans la même voiture le commissaire est relancé par sa femme au téléphone, il maugrée de plus en plus, le médecin réquisitionné est dans ses pensées qui n’ont pas l’air gaies. Un orage éclate, la nuit est très avancée, ils ont faim et décident d’aller manger dans un village dont le Maire est chargé d’un repas pour tous. On se retrouve hors du temps, les hallucinations sont invitées. Les bavardages, les attitudes dans l’attente interminable de trouver le dénouement laissent découvrir les tracas et peines de chacun, sagement gardées dans le silence mais qui sourdent comme des monologues avec la présence de la mort, de la nuit, de la fatigue.
Filmographie : Kasaba ; Nuages de mai ; Uzak ; Les Climats ; Les Trois Singes ; Il était une fois en Anatolie ; Winter Sleep 
Avis : Une palme d’or bien méritée ! nous ne sommes pas dans la niaiserie divertissante. Le film questionne chacun, la progression laisse un peu de travail au spectateur. Peu d'acteurs filmés dans leurs silences... réaliste.
Note : 10/10 Rédigé par Jacquie






mercredi 17 mai 2017

Birdman

The Unexpected Virtue of Ignorance
Birdman : le jeu de la vie, l'extérieur
Golden Globes: Scénario et acteur, Oscars : meilleurs film et réalisateur. 
Réalisateur : Alejandro González Iñárritu : réalisateur et producteur mexicain, né en 1963. Un des très rares réalisateurs mexicains, qui perce dans le cinéma américain. Ses films sont plutôt sombres, alimenté par un regard sans complaisance sur les hommes les plus fragiles dans notre société. Avec Babel il est consacré par la critique, dont le festival de Cannes, Golden Globes et Oscars.
Pays : US Année : 2014
Acteurs : Michael Keaton (Riggan) ; Edward Norton (Mike Shinner) ; Emma Stone (Sam, la fille) ; Zach Galifianakis (Jake le producteur) ; Naomi Watts (Lesley)
Dir. Photo : Emmanuel Lubezki
Résumé : Film tortueux, bien que la critique s’esbaudit sur le presque unique plan séquence… Le fil est composé d’un immense labyrinthe très bien filmé par Lubezki. Il est suggéré par des vues sur les couloirs, les loges décrépies, les assemblages disparates, la ville qui vit à son propre rythme bien plus vite, le cheminement des acteurs dans les couloirs, des portes qui s’ouvrent et jamais ne se referment etc. La folie de Riggan est au premier plan du début à la fin, dans les excès de langage, de boisson, de sentiments et la voix qu’il perçoit, extérieure et sans timbre. Aucun des personnages n’est pratiquement à classer dans les gens rencontrés couramment. Il y a une sorte de surenchère à être « maladif » en proie à des remords ou des angoisses. C’est une comédie dramatique, certes il y a des points cocasses ou une critique de la vie des studios en plus des héros de blockbusters, mais ce n’est pas ce que je retiendrais. Par contre j’ai bien aimé les réflexions de Sam à propos de son père, pour qui au final le succès c’est la qualification par des clips « viraux » sur les réseaux « sociaux » de son portable… c’est d’actualité pour notre société !
Je n’ai toujours pas compris le sous-titre… de quelle ignorance ? celle qui caractérise la « matière » des films de héros super puissants ? ou celle de l’autruche qui permet à certains de continuer à vivre au milieu des échecs et du chaos ?
 Cinépsy une étude (une autopsie ?) du film par rapport au délire.
Une pièce d’après Carver, pourquoi ? C’est un auteur modeste de nouvelles, très concentrées et au langage familier. Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Carver sans doute ceci fait pendant aux blockbusters ?
Filmographie : Amours chiennes ; 21 Grammes ; Babel ; Biutiful ; Birdman ; The Revenant 
Avis : Une belle réalisation, d’Inarritu et de Lubezki, sur un scénario pauvre, serait minimaliste si l’accumulation des « dérangés » parmi les personnages n’était pas si grande.
Note : 9/10 Rédigé par Jacquie