mardi 24 décembre 2013

Henri

Un lâcher de pigeons, avec Miss Ming rendant la poésie de la vie de Rosette

 
Réalisateur : Yolande Moreau née en 1953 Actrice, Réalisatrice Belge. Débute dans des spectacles pour enfants. Elle écrit en 1981 Sale affaire, du sexe et du crime, qu’elle joue seule. Elle rejoint la troupe de Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff, en 1989. Elle interprète et coréalise, avec Gilles Porte, Quand la mer monte.. en 2004. En 2009 elle joue le peintre Séraphine de Martin Provost qui lui vaut la reconnaissance du public et des pros avec le César de la meilleure actrice.
Pays :France Belgique Année : 2013
Acteurs : Pippo Delbono (Henri) ; Miss Ming (Rosette) ; Lio (Rita, la femme d'Henri) ; Jackie Berroyer (Bibi) ; Simon André (René) Dir. Photo : Philippe Guilbert
Résumé : Henri, la cinquantaine vit dans une petite ville Belge, il est restaurateur dans un bistrot du centre, c’est un amateur de pigeons voyageurs et de bière. Deux passions Belges fermement établies. Il vit des jours tranquilles sous la houlette de sa femme, la belle Rita, ils ont une fille adulte et mère. Ce n’est pas un intellectuel, mais un bon gars qui travaille honnêtement pour gagner sa vie, Henri a deux amis Bibi et René avec qui il aime boire un verre et aller aux lâchers de pigeons. Sa femme meurt brusquement, le laissant seul, désemparé. C’est le drame de faire le deuil d’un proche qui l’investi en un éclair. Parallèlement une jeune femme du foyer de personnes handicapées mentales lui est adressée pour l’aider au restaurant. Les deux mondes de ces deux esseulés ne se croisent pas toujours au même endroit et il s’en suit des quiproquos. Mais tout compte fait, chacun maladroitement apportera un miroir d'humanité à l’autre.
Le film est plein de clins d’yeux malicieux vers la France ou la Belgique, des blagues… au sens Belge et au sens Français. J’aime beaucoup entendre le parler Belge de base, c’est simple et ça chante. Vous avez dit ça chante? en plus oui. Des chansons un peu tristes de Petula Clark Quand je ne dors pas / La nuit se traîne /La nuit n´en finit plus / Et j´attends que quelque chose vienne / Mais je ne sais qui je ne sais quoi / J´ai envie d´aimer, j´ai envie de vivre ….
Filmographie : Quand la mer monte ; Henri 
Avis : Toute la tendresse, sans mélo, sans baratin, de personnages défavorisés par la vie ou momentanément anéantis... mis à l’écran par Yolande Moreau. Ce n'est pas du tout triste, mais porteur d'espoirs, et de l'humour en plus qui comme on sait évite souvent de tomber dans l'apitoiement. On a bien l'impression que quand Yolande Moreau se met derrière la caméra.... c'est aussi très bien!
Note : 10/10 Rédigé par Jacquie




samedi 21 décembre 2013

A bord du Darjeeling Limited


Réalisateur : Wes Anderson Réalisateur, Scénariste, Producteur américain né en 1969. fait des études de philosophie pendant qu’il rencontre Owen Wilson et ses frères… Fait partie des réalisateurs de cinéma « indépendants » aux US.
Pays : US Année : 2007
Acteurs : Owen Wilson (Francis et ses pansements) ; Adrien Brody (Jack, ses lunettes et futur père) ; Jason Schartzman (Peter et sa vie sexuelle expéditive) Dir. Photo : Robert Yeoman
Résumé : Trois frères sont convoqués par l’un d’entre eux, le meneur sans doute l’ainé, pour mettre fin à leur séparation à l’occasion d’un voyage-quête spirituelle. On découvre que la fameuse quête n’est que la recherche de leur mère, qui est partie très loin d’eux se dévouer pour des déshérités. Le film abordera en particulier les relations familiales et le lourd passé de l’enfance qui continue d’obséder ces trois adultes. Une des parties drôles c’est aussi la manie des voyages initiatiques chez certains de nos contemporains un peu New Age. On voit ces trois hommes partir avec un pseudo sens religieux, agrémenté de rituels glanés par ci par là, de gestes de prières et d’attirance vers les lieux de cultes, mêlés de prises de médicaments et de remèdes alternatifs. Du reste on a du mal au début à comprendre qui sont ces « zozos ». L’un et son contraire sont sans cesse confrontés, en particulier dans les paroles et les soi-disant secrets. Les yeux des frères sont souvent un désaveu formel de ce qu’ils disent quand ce n’est pas un air de parfaits crétins. Mais qui sont-ils vraiment ? des loosers c’est sur, mais pas bien structurés non plus, en fait de purs enfants à côté de la plaque en tant qu’adultes. Retrouver leur mère, qui est partie de la maison, il y a longtemps n’est venu à l’idée que d’un seul ; pourquoi a-t-il déguisé cela en quête spirituelle (à 2 sous) ? doublé du style «incentive» des «american companies» avec assistant donnant les programmes chaque jour, plastifiés? Ça c’est de l’humour autodérision des modes de vies US ! tout est comme ça, si on regarde le détail. Que dire de l’attrait pour les voitures européennes ici une superbe allemande rouge (zut c’était quoi ? une Porche ?) qui critique gentiment la mode branchée des intellos, de même que pour la musique… Champs Elysées ? Essayez la bande annonce
Filmographie : La famille Tenenbaum ; La vie Aquatique ; The Darjeeling Limited ; Fantastic Mr. Fox ; Moonrise Kingdom The Grand Budapest Hotel
Avis : Film d’autodérision des modes de vie « intellectuels » US doublé d’un comique de situations pas bien matures et toujours ratées. Un bon moment qui peut être en famille.
Note : 9/10 Rédigé par Jacquie


jeudi 19 décembre 2013

Hamlet


Oscar du meilleur acteur, Oscar du meilleur film,
Lion d'or de la Mostra de Venise , 
Golden Globe Award du meilleur acteur.
Un DVD comprenant le film restauré est disponible.
Réalisateur : Laurence Olivier 1907-1989 : Acteur, Metteur en scène, Directeur de théâtre, Réalisateur, Scénariste UK. Très tôt, école d’art dramatique et petits emplois au théâtre. Il passe au cinéma avec les Hauts de Hurelevent, puis il est chargé pendant la guerre de Henry V, nommé aux Oscars. Puis viendront Hamlet et Richard III. Il est toujours au théâtre, lieu de sa passion avec Shakespeare. Plus
Pays : UK Année : 1948
Acteurs : Laurence Olivier (Hamlet); Eileen Herlie (la Reine) ; Basil Sydney (le Roi) ; Jean Simmons (Ophélie) ; Norman Wooland (Horatio) ; Terence Morgan (Laërte)  Dir. Photo : Desmond Dickinson
Résumé : Pour l’histoire de la pièce Hamlet…. voir  ou se contenter de . Parmi toutes les représentations du drame de Shakespeare je vais essayer d’expliquer pourquoi celle-ci me plait…. J’avais vu ce film dans un cinéclub dans ma jeunesse, s’était mon premier contact avec Shakespeare et avec Hamlet, je fus fortement émue par ce film. Le sujet du drame, le jeune Hamlet confronté avec son rôle d’adulte qui lui tombe dessus alors qu’il est déjà aux prises des émois amoureux, est un état émotionnel que tout adolescent peut reconnaitre. Justement, l’interprétation de Laurence Olivier, met en valeur cette jeunesse du héro qui sort à peine de son enfance et des attentions protectrices de ses parents. Le personnage de Laurence Olivier est également encore peu masculin, retranché dans ses rêveries, assez littéraire, habité par le doute sur ce qu’il convient de faire dans le drame qui « l’assiège ». D’un autre côté, le personnage laisse voir un regard perçant où la volonté est en attente de trouver sa direction. Ces deux opposés tour à tour représentés ici très nettement, font la richesse de l’interprétation et son originalité. Pour le reste la mise en scène est restée très théâtrale, c’est dommage mais c’est d’époque. Les images en noir et blanc obligatoire en 1948 sont intéressantes à plusieurs moments : les scènes pendant le guet sur la tour avec le jeu des escaliers, la mort d’Ophélie glissant sur l’eau, au cimetière, le spectre est bien rendu mais le carton pâte du décor est malheureux. En anglais, une extrait du film, la tirade To be or not to be
Filmographie : Les Hauts de Hurlevent ; Rebecca ; Henry V ; Hamlet ; Richard III ; Spartacus ; Marathon Man ; Le Choc des Titans
Avis : Une interprétation très vivante du héro légendaire, qui bien qu’ancienne montre l’ambigüité (d’Hamlet) des adolescents et leur pouvoir de transformation sous l’effet des circonstances. Dans le représentation des œuvres de Shakespeare, ce film est un must.
Note : 10./10 Rédigé par Jacquie


dimanche 1 décembre 2013

Un singe en hiver







Réalisateur : Henri Verneuil (1920- 2002) d’origine arménienne il débarque en France à 4 ans avec ses parents. Etudes d’ingénieur, journaliste s’intéresse au cinéma et devient assistant réalisateur. A réalisé une trentaine de longs métrages dont la plupart est réussie. Est consacré par le public après La vache et le prisonnier en 1959. En 1996 il obtient le César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.
Pays : France Année : 1962
Acteurs : Jean Gabin (Albert Quentin) ; Jean-Paul Belmondo (Gabriel Fouquet) ; Suzanne Flon (Suzanne Quentin) ; Noël Roquevert (« Landru », le patron du « Chic Parisien ») ; Paul Frankeur (M. Esnault, le patron du café) Dir. Photo : Louis Page
Résumé : D’après le roman d’Antoine Blondin Un singe en hiver 1959 Prix Interallié. Le film et le roman racontent l’amitié qui nait entre un quinquagénaire rangé et un jeune père que sa femme vient de quitter. La situation se déroule dans une ville du bord de mer en Normandie pendant la saison creuse, donc dans un petit village dont on ne verra pas l’église ni le curé pas plus que l’instituteur. Le cadre est restreint et occupera un petit hôtel et un bar voisin où se concentre l’activité des vieux habitants. Tout tournera autour des deux personnages principaux Albert en couple avec Suzanne. Albert et Gabriel ont en commun l’usage des scénarios qu’ils se jouent dans leurs têtes, en guise de réalité personnelle. Le sujet est également l’alcool, drogue et poison. Il intervient comme modificateur de comportement et garant de gaité, de farces qui nous amusent aussi bien que facteur d’exclusion sociale ou d’échecs pour des personnalités en déshérence l’ayant vaincu ou non. Albert, ancien fusiller-marin ayant servi en Chine, va devenir la figure mythique du père pour Gabriel, jeune père pas très courageux. Le roman décrit petit à petit cette amitié qui s’installe entre les deux extrêmes, le film va plus vite en besogne. La jeunesse de l’un fait resurgir les passions du passé pour Albert et l’amitié de l’autre désenclave Gabriel de sa solitude et de son non vouloir. Albert en voyant les délires de Gabriel, retrouve vigueur pour les siens qu’il cultive dans le silence, au lit. Le fil conducteur semble être : on a tous nos passions et nos rêves ou ce qu’on n’arrive pas à dépasser ; le passé doré ou imaginé. Combien d’entre nous ressassent leurs victoires, leurs amours passés... sans grand bénéfice. Gabriel ressasse son rêve hispanisant de toréador, quand il boit il s’y croit tellement que c’est presque palpable, comme dans la folie il multiplie les détails et y croit. Une autre idée qui irrigue le film est donc aussi la solitude, la désorientation ou le sujet « paumé » ce qui vaut le titre du roman « Un singe en hiver ». La signification en est donnée plusieurs fois ; des animaux égarés par l’hiver se retrouvent en ville, et des habitants compatissants les récupèrent pour les ramener dans leur jungle natale. Antoine Blondin parle de cette compassion sociale à propos de Gabriel et de sa fille, qu’il replace dans un train pour Paris ou pour Albert que sa promesse et son couple maintiennent dans une vie rangée. Sur le roman voir un cahier bleu
Un petit aperçu croquignolet !
Filmographie : La Vache et le Prisonnier ; Un singe en hiver ; Mélodie en sous-sol ; Le Clan des Siciliens ; Peur sur la ville ; I...comme Icare ; Mille milliards de dollars ;
Avis : le roman est un délice, le film aussi par ses interprétations de 3 grands acteurs. Henri Verneuil suit bien l’atmosphère du roman, et ne laisse rien au hasard. Bien qu’un peu datées la mise en scène sobre et une photo de qualité rend crédible ce petit extrait de la France profonde.
Note : 10/10 Rédigé par Jacquie




vendredi 29 novembre 2013

The Tree of Life

Palme d’Or Cannes 2011 
Réalisateur : Terrence Malick (1943, Illinois), scénariste et réalisateur Diplômé de Harvard, travaille pour des magazines, intègre l'American Film Institute. Auteur de films rares (6 films en 40 ans). Il est très secret et reste dans l'ombre de la presse et du public (n’est pas là au festival de Cannes en 2011 !). A longtemps vécu en France. Est un fervent de l’archéologie. Plus
Pays
: US Année : 2011
Acteurs : Brad Pitt(O'Brien) ; Sean Penn (Jack) ; Jessica Chastain(Mme O'Brien) ; Hunter McCraken(Jack jeune) Dir. Photo : Emmanuel Lubezki
Résumé : L’action se situe dans le Texas des années 50. Un homme, qui sera vu à plusieurs époques de sa vie, évoque son enfance aux prises avec un père très dominateur et obsédé par la réussite. Il pousse son fils à servir, être croyant, à aimer comme il se doit donc de façon conventionnelle. En cela le réalisateur donne un écho de l’Amérique puritaine forgée par des générations de colons pour lesquels la crainte de Dieu est omniprésente. Cette époque renvoie aussi aux conventions de la réussite sociale et financière, on voit O’Brien tenir sa place dans son entreprise avec conviction. L’observation des suites actuelles de cette culture, nous questionne sur la plongée dans la domination financière, Wall Street, la crise contemporaine… et donne matière à réflexion. Était-ce sain ? y a-t-il quelque chose de pourri dans le royaume de la Religion ? C’est sans doute ce qui transparait avec brio dans la réalisation de Terence Malik. Cependant pour montrer cette interprétation erronée des textes chrétiens et l’absurdité de l’emploi de la force sur l’enfant, le réalisateur utilise un « bazar » d’images kitch et New Age. Ces images « éthérées » sont à l’évidence celles d’une autre illusion, qui est déjà désuète. Il est dommage que le film fasse l’économie d’une réflexion plus solide. Néanmoins abstraction faite du côté illustré du New Age, le film est très bien mené, Brad Pitt fait un père aimant typique de cette époque, des braves. La photo y est aussi très chaleureuse, même si l’ambiance n’est pas au lâcher prise… c’est elle qui donne de la cohérence à cette vision familiale heureuse mais souterrainement inquiète.
Dans son Dossier Presse Terence Malik s’explique sur ces choix : « L'histoire se déploie comme une symphonie musicale en plusieurs mouvements – ou comme les branches d'un arbre – et s'attache au parcours d'un homme, Jack O'Brien qui tente, depuis longtemps, de répondre à des questions obsédantes sur le tempérament colérique de son père, l'amour de sa mère et la mort de son frère et qui se débat avec ses propres démons : le sens de la vie et la foi. Mais l'histoire de Jack s'inscrit dans l'immensité de l'univers et dans son rythme inexorable. Ses combats personnels font désormais corps avec le pouvoir créateur et destructeur du cosmos : Jack sent sa destinée liée à la poussière des étoiles et aux dinosaures qui peuplèrent autrefois la terre.
The Tree of Life est donc une histoire d'amour qui raconte comment la vie donne naissance à l'amour et l'amour à la vie » Festival Cannes
Filmographie : La Balade Sauvage ; Les Moissons du Ciel ; La Ligne Rouge ; Le Nouveau Monde ; The Tree of life 
Avis : Ce film dont le sujet est l’éducation familiale, montre les excès commis par ceux qui souhaitent être irréprochables, et les difficultés engendrées par une éducation trop stricte.
Note : 6/10 Rédigé par Jacquie


vendredi 22 novembre 2013

Fargo

Frances McDormand, un commissaire inoubliable.


Prix de la mise en scène à Cannes et Oscars
Réalisateur : Ethan Coen et Joel Coen : Joël (1954) et Ethan (1957) sont deux réalisateurs américains qui travaillent ensemble à la réalisation de très bons films. Ils ont réalisé des comédies, mais ont été reconnus comme des « grands » Palme d’or à Cannes en 1991 pour Barton Fink, Puis Cannes 1996 Prix de la mise en scène pour Fargo et Oscars. No country for old man remporte des Oscars en 2008 à plusieurs titres. Wiki
Pays : US UK Année : 1996
Acteurs : Frances McDormand (Marge la commissaire); William H. Macy (Jerry Lundegaard); Steve Buscemi (Carl l’homme de main brun); Peter Stormare (Gaear l’homme de main blond); Harve Presnell (Wade le père de Jerry)
Dir. Photo : Roger Deakins
Résumé : Dans la ville de Minneapolis, un bien minable directeur commercial essaye d’enrayer ses difficultés à vendre les voitures par différents moyens. Il pense pouvoir monter une belle opération de concession de parkings, pour cela il lui faut des fonds pour démarrer et les demande à son beau père, qui refuse de lui donner de l’argent mais dit s’intéresser à son projet. Jerry avait initialement demandé à deux malfrats de faire un enlèvement de sa femme, contre rançon. Voyant que son beau père semble d’accord pour financer une partie de son projet, il essaye de décommander les deux hommes, mais trop tard ils sont déjà passés embarquer sa femme avec une discrétion à toute épreuve. Tout le voyage des deux malfrats avec leur proie, sur la neige, est un déluge de loupés, jusqu’au drame. Ensuite tout est encore loufoque, le commissaire de Police est une femme enceinte qui parait un peu simple. La demande de rançon continue son cours en zig zag avec des gags… des loupés monstrueux et des idées idiotes… humour noir et dérisions ordinaires.
Pastiche de thrillers ce film nous montre des individus déjantés et un peu nuls, tous les personnages sont des « peut peu », voire, il leur manque des cases. Les réalisateurs décrivent une ou deux villes de la Province profonde… en ce moquant gentiment de la vie quotidienne et en prêtant aux héros supposés des gouts un peu limités. Le film entier est anti-héro, il n’y a que la voiture neuve qui soit brillante… Le film est soutenu d’un bout à l’autre sans temps mort, c’est un film dont l’humour frôle les réalisations de nos cousins Belges…
Filmographie : Sang pour Sang ; Miller's Crossing ; Barton Fink; Fargo; The Big Lebowski; O'Brother; No Country for Old Men; Burn After Reading; A Serious Man ; True Grit
Avis : Un bon moyen de passer une soirée agréable avec un film de gangsters très spéciaux.
Note : 9/10 Rédigé par Jacquie




mardi 19 novembre 2013

Inside Llewyn Davis

Grand Prix du Jury Cannes 2013 
Oscar Isaac un vrai musicien? on y croit...
Réalisateur : Ethan Coen et Joel Coen : Joël (1954) et Ethan (1957) sont deux réalisateurs américains qui travaillent ensemble à la réalisation de très bons films. Ils ont réalisé des comédies, mais ont été reconnus comme des « grands » Palme d’or à Cannes en 1991 pour Barton Fink, Puis Cannes 1996 Prix de la mise en scène pour Fargo et Oscars. No country for old man remporte des Oscars en 2008 à plusieurs titres. Wiki
Pays :US Année : 2013
Acteurs : Oscar Isaac (Llewyn Davis) ; Carey Mulligan (Jean la chateuse) ; Justin Timberlake (Jim) ; Adam Driver (Al Cody) ; Stark Sands (Troy Nelson)  Dir. Photo : Bruno Delbonnel
Résumé
: Les frères Coen nous racontent ici la vie bohème d’un chanteur de folk music. Ils s’inspirent d’un chanteur des années 70 qui a réellement existé (Dave van Ronk) et le montrent en véritable enfant perdu qui cherche la notoriété au-delà de son quartier. Ici, passionné de musique folk, il quitte un emploi dans la marine marchande pour faire carrière dans la musique. C’est un garçon que la chance semble avoir abandonné, mais c’est surtout son caractère indépendant et rebelle qui lui assure de nombreux échecs tant professionnels que sentimentaux. Cependant sa détermination et sa débrouillardise lui permettent de repartir à chaque fois. Bien sur les frères Coen en profitent pour dresser un portrait de looser sympathique, et l’opposer à d’autres personnages mieux organisés, ou de montrer le vide qui peut exister chez d’autres. Un fil conducteur avec un chat mythique, Ulysse, est assez subtil pour évoquer d’autres réalités qui se passent de commentaires. Donc beaucoup de finesse dans ce film avec une « photo » splendide… même et surtout dans le noir ( les cabarets ou la nuit).
Enfin, la musique qui est la raison de ce film est un régal, ils ont fait revivre les années 60 de la folk et de nombreux titres sont repris et on s’y croirait… et c’est bien agréable. Si vous voulez savoir qui se cache derrière les personnages et plus sur Dave van Ronk et Dylan etc. lire sur Arte journal un article de Bernard Loutte très documenté.
Plus sur le film : Samuel Douhaire
Filmographie : Sang pour Sang ; Miller's Crossing ; Barton Fink; Fargo; The Big Lebowski; O'Brother; No Country for Old Men; Burn After Reading; A Serious Man ; True Grit 
Avis : Pour tout ceux qui aiment la musique Folk c’est un délice, pour les autres une bonne récréation musicale.
Note : 8/10 Rédigé par Jacquie