dimanche 9 novembre 2008

The Visitor



Grand Prix du Festival Américain de Deauville 2008

Réalisateur: Thomas McCarthy, acteur, écrivain et réalisateur américain né en 1966. Il apparait dans plusieurs films et TV en tant qu'acteur avant de faire ses débuts comme réalisateur avec The Station Agent. Il se positionne comme réalisateur de films indépendant aux US ce qui correspond à notre cinéma d'auteurs ou Art et Essais.
Pays: USA Année : 2007
Acteurs: Richard Jenkins (Walter Vale), Hiam Abbass (Mouna Khalil), Haas Sleiman (Tarek Khalil) Danai Gurira (Zenaib) Dir Photo: Oliver Bokelberg
Résumé: Walter Vale, Professeur de sociologie à l'Université coule une existence tranquille pour ne pas dire ennuyeuse. Il se trouve contraint d'aller à New york pour son travail où il a un appartement. Lorsqu'il pénètre dans celui-ci il s'apperçoit qu'il est occupé par un jeune couple d'immigrés. Alors que tout les sépare une amitié se dessine entre ces personnages décalés. Walter ressent sa solitude qui se creuse depuis la mort de sa femme, et ce qu'il voit de la vie du jeune couple lui donne envie de revivre...L'attrait de la musique lui permettra d'avancer dans l'apprivoisement de ces relations improbables, qui vont se reveler profondes et uniques pour Walter. Suite à l'arrivée de la mère de Tarek, Walter étendra son amitié pour le couple à la mère vers un amour impossible.
Film sur les difficultés des immigrés aux US destiné à faire prendre conscience à un auditoire vaste de citoyens que l'autre est différent certes, mais aussi sujet d'amitié pour peu qu'un effort de compréhension fasse le lien de communication verbal ou artistique...
Lire la critique de Romain Le Vern dans http://www.dvdrama.com/news-29034-cine-the-visitor.php et voir le site : http://www.critikat.com/The-Visitor.html
Filmographie: The Station Agent.
Avis: Film intéressant, le réalisateur a évité les clichés et les discours; toute sa philosophie est exprimée par l'histoire et l'image que le spectateur comprend facilement. Les dialogues sont très simples et pourraient être compris intégralement avec un petit niveau d'anglais..... Le film est dominé par la prestation de Richard Jenkins que certains auront vu dans 6 Feet Under et Hiam Abbass joue également un rôle très fort.

Note: 8/10
Rédigé par Jacquie

jeudi 6 novembre 2008

Printemps, Eté, Automne, Hiver, et Printemps



Réalisateur : Kim Ki – Duk
« né le 1er janvier 1960 en Corée du Sud. Il passe son enfance dans un village perdu dans les montagnes. A 17ans, travaille comme ouvrier. Il s’engage dans la marine pendant cinq ans. Il passe alors deux ans dans un monastère pour devenir prêtre. Il se passionne alors pour la peinture et part étudier à Paris. Marqué par Le Silence des agneaux et Les Amants du Pont-Neuf il se lance dans le cinéma. » (wikipedia)
Pays : Corée du Sud Année : 2003
Acteurs : Oh Yeong-su, Seo Jae-kyeong, Kim Young-min, Kim Jong-ho, Ha Yeo-jin, Kim Ki-duk, Park Ji-a
Résumé : Dans un décor digne des plus beaux jardins, un petit temple flotte sur un lac isolé de tout. Là, solitude méditation et communion avec la nature entourent les premières année de la vie d’un jeune garçon élevé par un moine zen ; le printemps innocence. Puis arrive l’été de la croissance et la découverte de l’amour. Arriveront les saisons suivantes avec à chaque fois une peinture des difficultés de la vie et une façon de les résoudre.
« Mon intention est de montrer les joies, les colères, les tristesses et les plaisirs de nos vies à travers les saisons et au travers de la vie d’un moine qui vit dans un temple posé sur l’étang de Jusan situé en pleine nature. Cinq histoires du moine enfant, du moine garçon, du moine adulte, du moine vieillissant et du moine vieux coexistent avec des images de chaque saison. Les changements de qualité chez les êtres humains, les sens de la maturité dans nos vies qui se forment, comment elles se développent, la cruauté de l’innocence, l’obsession des désirs, la douleur des desseins meurtriers et l’émancipation dans les combats. » KKD
Filmographie : 2000 : L'Île 2001 : Adresse inconnue 2001 : Bad Guy 2002 : The Coast Guard 2003 : Printemps, été, automne, hiver... et printemps 2004 : Samaria 2004 : Locataires 2005 : L'Arc 2006 Time 2007 Breath (Wikipedia)
Mon avis : Très peu de dialogues, beaucoup de très belles images qui indiquent les situations et laissent le spectateur comprendre les symboles. Film tout en finesse mais parfois violent dans l’expression des sentiments.
Note : 9/10 Rédigé par : Jacquie

Ivre de femmes et de peinture



Cannes 2002 Prix de la Mise en scène.

Réalisateur : Im Kwon-Taek, né en 1936 en Corée, il est un des réalisateurs les plus féconds et connus du cinéma Coréen. Il a reçu la plupart des récompenses du cinéma coréen, est très connu en France depuis sa récompense à Cannes en 2002.
Pays : Corée du Sud Année : 2001
Acteurs : Choi Min-Sik, Ahn Sung-Ki et You Ho-Jeong Photographie : Jung Il-Sung
Résumé : « La vie agitée et l’œuvre tumultueuse du peintre Ohwon Jang Seung-up, durant le XIXe siècle, l’une des périodes les plus chaotiques de l’histoire de la Corée. Roturier mais doué d’un talent incontestable qui fera de lui l’un des peintres les plus illustres et les plus respectés de son pays, Ohwon Jang Seung-up possède une nature à la mesure de sa position paradoxale d’artiste issu du peuple mais fêté par les classes les plus hautes : il boit, se bat, jure et change de femmes comme de chevalet. Son œuvre témoigne néanmoins d’un raffinement incroyable et d’une remise en question perpétuelle. » ARTE
« Créer est une damnation ; le vrai créateur souffre. En créant, l’individu se dépasse, transcende son animalité ; il n’est plus bête, il n’est pas encore Dieu : il est Homme. L’Homme ? Un animal artiste…C’est l’histoire de cette damnation quotidienne qu’évoque avec génie le film de Im Kwom-taek, Ivre de femmes et de peinture. Un homme touché par le génie du dessin et de la peinture, qui cherche sa voie propre, sa singularité d’artiste. Un homme faible, écrasé par la rigueur de son propre génie, qui tombe dans l’animalité pour oublier ses défaillances de créateur : boire, fuir, aimer les femmes… » Mathieu SCRIVAT. (enkiea.free.fr)
Filmographie : Une centaine de films, dont : Mandala, Mère porteuse, Le Chant de la fidèle Chunhyang,
Mon avis : Un film sur la création artistique, sur l’exemple imaginé de la vie de ce peintre qui fut célèbre, mais dont on ne sait que peu de choses. Le réalisateur pioche dans sa propre démarche et sensibilité pour nous fournir un film assez fort sur la vie d’un peintre avec ses élans et toutes ses contradictions. A travers la vision du peintre, de son environnement on devine la maturation artistique en marche. Beaucoup de femmes ! mais pas vulgaire.
Note : 9/10 Rédigé par : Jacquie

lundi 3 novembre 2008

Le Crime est notre affaire



Réalisateur : Pascal Thomas né en 1945 en France. Acteur, scénariste, réalisateur et producteur.
Pays : France Année : 2008
Acteurs : André Dussolier, Catherine Frot, Annie Cordy, Chiara Maestroianni, Claude Rich, Hypolite Girardot, Melvil Poupaud
Dir. Photo
: Renan Pollès

Résumé
: D’après le roman d’Agatha Christie "Partners in crime". Bélisaire et Prudence sont deux anciens des services secrets, ils passent leur retraite bien trop tranquillement pour Prudence. A la faveur de ce que raconte la délicieuse tante Babette une opportunité d’un éventuel crime non loin de chez eux aiguillonne l’ardeur de Prudence…..
Filmographie : Les zozos, Confidence pour confidence, Mercredi folle journée, Les Maris, les femmes, les amants, La Dilettante, Mon petit doigt m'a dit... L’heure zéro
Avis : Un régal de film qui fera fondre toute mauvaise humeur. A voir par toute la famille. Humour léger et un couple d’infatigables comiques avec de très belles photos de personnages et maisons.
Note : 9/10 Rédigé par Jacquie

vendredi 31 octobre 2008

Les Cendres du temps - Redux



Réalisateur : Wong Kar Wai. : Né en 1958 à Shanghai (Chine). Commence sa carrière en 1988.
Il reçoit de nombreuses récompenses : Happy Together (Prix de la meilleure mise en scène au Festival de Cannes). In the Mood for Love (Prix d'interprétation pour Tony Leung au Festival de Cannes) Il préside le jury du festival de Cannes 2006.
Pays : Hong Kong Année : 2008
Acteurs : Leslie Cheung (Feng), Brigitte Lin, Tony Leung Chiu Wai, Tony Leung Ka Fai (Yaoshi), Maggie Cheung. Dir. Photo : Christopher Doyle
Résumé : Le scénario suit les saisons, et les assertions d’un almanach chinois très lié à la vie de la terre et aux activités humaines, ce qui le range plus dans la veine philosophique que dans celle des combats d’épées du Wu Xia Pian. L’histoire est bâtie à partir d’un roman et mêle les aventures de plusieurs personnages aux amours contrariées et félonies diverses. Le principal héro représenté par le regretté Leslie Cheung est un homme aventureux cynique qui vit du crime, il regrette toujours son pays et ses fruitiers en fleurs…. On comprend pourquoi à la fin. Il reçoit la visite régulière de Yaoshi, qui vient lui offrir du vin de l’oubli….. les deux hommes doivent le boire mais notre cynique ne veut pas….. celui qui a bu continuera son chemin de l’oubli et sera tué par une folle, il mourra heureux car il aura expérimenté d’être aimé ! un troisième larron perdra un doigt dans une bataille pour la somme d’un simple œuf, il partira vers l’est heureux d’avoir compris que l’amour persévérant de sa femme est son plus gros capital. Enfin pour notre héro, on comprend à la fin ses erreurs et la raison de tout ; toujours un chagrin d’amour: sa promise qui en ayant assez de l’attendre (Pénélope se rebelle) épouse son frère mais meurt sans avoir revu celui qu’elle aime toujours… Notre Pénélope ou Juliette ou bien Yseult est magistralement interprétée par Maggie Cheung.
Ce Film est une refonte du même Cendres du temps qu’il avait terminé en 2004, mais commencé beaucoup plus tôt. Celui-ci avait été difficile à tourner et WKW avait maintes fois repris le tournage sans en être satisfait ; le film n’avait pas obtenu de succès auprès du public. La version actuelle reprise par WKW à partir des copies éparses est très originale.
Filmographie : 1988 : As Tears Go By; 1991 : Nos Années sauvages (Days Of Being Wild); 1994 : Les Cendres du temps (Ashes Of Time) ; 1994 : Chungking Express; 1995 : Les Anges déchus (Fallen Angels); 1997 : Happy Together; 2000 : In The Mood For Love; 2004 : 2046; 2007 My Bluberry nights.
Avis : Assez touffu, on comprend à la fin…. La magie des couleurs de Christopher Doyle est superbement onirique, le traitement des ballets de combats en style « abstrait » me plait mais plaira moins aux amateurs d’arts martiaux !
Note : 8/10 Rédigé par Jacquie

jeudi 30 octobre 2008

Dernier maquis



Quinzaine des réalisateurs Cannes 2008

Réalisateur : Rabah Ameur-Zaïmeche: Né en 1966 en Algérie. Passe son enfance en France, en Seine-St-Denis. Après des études en Sciences humaines, il fonde en 1999 la société Sarrazink Productions. En 2006 il met en scène Bled Number One et reçoit le Prix de la Jeunesse au Festival de Cannes. Dernier Maquis est son troisième long métrage.
Pays : France Année : 2008
Acteurs : Salim Ameur-Zaimeche, Abel Jafri, Sylvain Roume (les mécanos) Larbi Zekkour (l’imam) Mamadou Koita (chef du village) Rabah Ameur-Zaimeche (le patron) Dir. Photo : Irina Lubtchansky
Résumé : Le patron d’une petite entreprise dans une banlieue parisienne, essaye de concilier ses options politiques de gauche et sa religion avec sa responsabilité de patron. Ses employés mécanos et manœuvre sont presque tous des immigrés plus ou moins récents. La plupart est musulmane. Il décide de mettre à disposition une salle de prière et leur donne un imam. Les affaires ne sont pas florissantes et le patron va fermer le garage….. Avec la suppression des postes de mécanos, la mayonnaise tourne….
Filmographie : Wesh wesh, qu'est-ce qui se passe ? Bled number One
Avis : Beau film lyrique, tout en finesse (pas vraiment d’histoire), où se mêlent réflexion politique sur le malaise des populations immigrées, réflexion sur la place de la pratique religieuse dans notre société. La couleur rouge est magnifiquement développée tout au long du film, tant en décor de ce microcosme que pour faire ressortir la couleur des acteurs du Maghreb à l’Afrique noire, leurs tendresses souvent touchantes. Le rouge se fait plus sombre et dramatique lors de la rupture.
Note : 7/10 Rédigé par Jacquie

dimanche 19 octobre 2008

Vicky, Cristina, Barcelona



Sélection Cannes 2007

Réalisateur : Woody Allen : Allan Stewart Königsberg, né le 1er décembre 1935 à Brooklyn, plus connu sous le nom de Woody Allen est un acteur, réalisateur, scénariste. Il a reçu deux Oscars pour Annie Hall et un pour Hannah et ses sœurs, et de nombreuses nominations qui font de lui un cinéaste célèbre.
Pays : US Espagne Année : 2008
Acteurs : Javier Bardem (Juan Antonio),Penelope Cruz (Maria Elena), Rebecca Hall (Vicky), Scarlett Johansson (Cristina). Dir. Photo : Javier Aguirresarobe
Résumé : Une jeune fille un peu nympho, Cristina, vient avec son amie Vicky à Barcelone où celle-ci doit terminer un travail de thèse sur la Catalogne. Elles sont reçues dans la villa d’amis américains de Vicky qui les introduisent dans le monde des artistes espagnols. Cristina repère un beau ténébreux qui est célèbre pour ses frasques. Celui-ci leur propose directement un week-end dans une autre ville d’Espagne et l’amour pour toutes les deux, avec une franchise pour ne pas dire un aplomb qui ne se voit guère chez les ibériques…. Bref tout est loufoque. Un bavardage sur le sexe et l’amour qui pourrait se situer n’importe où, puis l’exposition des ratés de l’amour : l’américaine July et Vicky, mariée quand même avec son fiancé mais qui a été ébranlée par son expérience. On rit mais on n’oublie pas que l’amour est amer…. Allez donc voir votre psy préféré.
Filmographie
: Annie Hall Manhattan La Rose pourpre du Caire Hannah et ses sœurs Alice Meurtre mystérieux à Manhattan Tout le monde dit I love you Match Point
Avis : Une histoire à trois, des loufoques nantis évoluant dans une Espagne qui se devine mal et la Catalogne encore moins. Mais de belles pièces : Javier Bardem, Penelope Cruz, Rebecca Hall des belles villas aussi. Les prises de vues sont parfois plus intéressantes que le fond et en finesse.
Note : 7/10 rédigé par Jacquie