dimanche 26 septembre 2010

Secret Sunshine

Prix d’interprétation féminine Cannes 2007 
 
 
 
 
 
Réalisateur : LEE Chang-Dong : Né en 1954. D’abord homme de lettre (écrit : romans, théâtre) Commence au cinéma en 1997 avec Green Fish. Ici, c’est son quatrième long métrage. Le réalisateur sud-coréen s’est déjà rendu sur la Croisette en 2000 pour Peppermint Candy, sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs. Connu comme étant assez hermétique « Ours », ne dirigeant pas ses acteurs mais les laisse interpréter.
Pays : Corée du Sud Année : 2007
Acteurs : Do-Yeon JEON ( Shin-ae LEE), Kang-Ho SONG ( Jong-chan KIM)
Résumé : « A la suite du décès de son mari, Shin-ae vient s'installer à Miryang, la ville natale de celui-ci avec son petit garçon. Entre ses cours de piano, ses nouvelles relations et Jong-chan, le patron d'un garage qui tente de se rapprocher d'elle, cette jeune femme douce et discrète débute une nouvelle existence. Jusqu'au jour où la tragédie frappe à nouveau. Face à ce nouveau drame, Shin-ae va tenter de redonner un sens à sa vie. » Off Cannes.
Interview de Lee Chang-Dong : « Ce n’est pas un film sur la religion, c’est un film sur les hommes, qu’ils soient croyants ou non (…) Par rapport au fait que j’ai choisi la religion chrétienne, je dirai tout d’abord qu’en Corée, il y a énormément de Chrétiens. Et puis, plus que dans d’autres religions, les thèmes du pardon, de la réconciliation sont très forts dans la religion chrétienne, qui cherche à apporter des réponses à la souffrance humaine. »
A propos du nom de la ville : « Je me suis toujours demandé pourquoi une ville si banale avait un nom si poétique. L’idée derrière cela, c’est qu’il peut y avoir une certaine recherche métaphysique dans une vie tout à fait ordinaire. »
Filmographie : Green Fish, Peppermint Candy, Oasis, Secret Sunshine, Poetry.
Mon avis : Je suis allée voir ce film avec un a priori étant donné le classement « romance » indiqué pour celui-ci. Le fait est qu’il n’est en rien un film « romance » il s’agit de la vie d’une jeune femme accablée par les événements, qui veut s’en sortir toute seule. Elle cherche refuge auprès de voisines, puis dans le réconfort que lui apporte la religion. Ce faisant elle fait la dure expérience du chemin de celui qui entreprend une recherche « spirituelle »….. Il y a de l’humour… mais c’est du malheur pendant 2 heures…. Masochistes vous pouvez y aller L’étude de la dépression (folie) qui s’installe chez la jeune femme est très bien mais longuement amenée. A la sortie du film on repense à des circonstances du début du film (le frère) ou des phrases lâchées pendant des crises qui éclairent la vie blessée de l’héroïne depuis l’enfance. C’est presque un thème pour une psychanalyse.…. Néanmoins très beau film très bien joué par les deux acteurs principaux.
Note 7/10 Rédigé par : Jacquie

vendredi 17 septembre 2010

Tony Gatlif commente des photos d'actualité














Dans la newsletter de Telerama,Tony Gatlif le réalisateur de Gadjo Dilo et plus récemment de Liberté, nous livre un décryptage et quelques réflexions sur les photos des expulsions de Roms en ce moment.
Si comme moi, vous avez découvert en visionnant Liberté, ce que les "bons français" ont fait subir aux populations nomades avant, pendant et après la 2 ième guerre mondiale, vous serez intéressés par ses commentaires et par les parallèles évidents avec une époque qu'on croyait révolue.
Par ailleurs je recommande la Newsletter de Telerama, gratuite sur le net. Pour lire.

mercredi 8 septembre 2010

Tropical Malady

A l'occasion de la sortie de la Palme d'Or! ce DVD nous donne un aperçu du talent d'Apitchatong Weerasethakul.

Prix du Jury Cannes 2004 
 
Réalisateur : Apichatpong Weerasethakul. : Thailandais né à Bagkok en 1970, a donc 34 ans quand le film sort. Il passe sa jeunesse à la campagne et est nourri des légendes populaires de sa région, il vit la séparartion entre la campagne, traditionnelle et la ville qui explose dans le modernisme. C’est son 3 ième long métrage. Il obtient un prix du jury à Cannes pour Tropical Malady en 2004 et obtient la Palme d'or en 2010 pour son film Uncle Boonme Who Can Recall His Past Lives. Voir sur wikipedia
Pays : Thailande Année : 2004
Acteurs : Sakda Kaewbuadee, Banlop Lomnoi, Sirivech Jareonchon, Udom Promma
Résumé : Apichatpong Weerasethakul produit son film en deux tableaux, ou deux aspects de la vie des héros ; un côté moderne avec la ville et ses plaisirs et un côté obscur dans la jungle où les légendes, la magie prennent le pas sur le raisonnable.
Une tendre amitié se forme entre un jeune soldat Keng et son ami campagnard Tong celle-ci devient amour et éclate au grand jour. Tong disparaît un jour dans la jungle….
Dans la deuxième partie le soldat part seul dans la jungle, pour traquer le tigre qui a tué un animal et à la recherche de son ami. Il effectuera une traque au milieu de la jungle, et sa solitude et la peur lui procureront des expériences …..
Voir le commentaire de Nicolas Bardot
Filmographie : Blissfully yours ; Tropical Malady ; Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures.
Mon avis : Mon appréciation telle que ressentie en 2004. Film un peu difficile à suivre, car il mêle des épisodes de la vie moderne, à une légende et des rencontres de chamane, et un fond psychologique sur les sentiments de l’amour et ses traductions. Original et très attachant, touche notre part obscure et nos peurs.
Note : 8/10 Rédigé par : Jacquie

samedi 21 août 2010

My name is Joe













Prix d'interprétation masculine Cannes 1998

Réalisateur : Ken Loach britannique né en 1936. A Cannes en 70, il présente Kes à la Semaine de la critique. En 72, c’est Family Life qui le révèle lors de la Quinzaine des Réalisateurs. En 90, il obtient le Prix du jury (Hidden Agenda).  En 93, il reçoit le même prix pour Raining Stones. En 98 le prix d’interprétation masculine. Enfin il reçoit en 2008 la Palme d'or à cannes pour le vent se lève en consécration de sa carrière.
Pays : UK Année : 1998
Acteurs : Peter Mullan (Joe); Louise Goodall (Sarah); David McKay (Liam)
Dir. Photo : Barry Ackroyd
Résumé : L'action se passe en Ecosse dans une ville banale et des quartiers difficiles. Joe est un chômeur qui se dévoue pour faire fonctionner coûte que coûte une équipe de foot pour cela il passe beaucoup de temps à structurer ses joueurs lesquels sont assez peu fiables. Il motive entraîne, stimule son équipe, ne les lâche pas quand le match approche. En chemin il rencontre une assistante sociale très décidée et entre eux une histoire commence.
Ken Loach nous dépeint le milieu social pauvre, le chômage, les difficultés à se sortir de l'ornière où certains se sont engagés. Joe est un ancien alcoolique, il voudrait que Lian et sa femme puissent se sortir de la drogue. Quand on a des dettes en période de chômage bien des turpitudes sont inévitables.
Un commentaire intéressant sur le pardon à soi même de AlHolg . et Fiche Le France
Filmographie : : Family Life; Riff-Raff; Ladybird; Land and Freedom; Sweet Sixteen; Le vent se lève; It’s a free world; Looking for Eric. 
Avis : Film d’équilibriste dépeignant le chômage, racontant une histoire d’amour improbable, des braves gens aux prises avec la misère, avec un mélange de regard comique sur la vie quotidienne et les absurdités de la vie. Bien mené on ne s’ennuie pas ! En DVD
Note 9/10 Rédigé par Jacquie

vendredi 20 août 2010

Vengo

César de la meilleure musique en 2001.

Réalisateur : Tony Gatlif, né en 1948 à Alger. Acteur, compositeur, cinéaste.Tony Gatlif après une adolescence difficile, devient acteur et finalement se consacre au cinéma. Il reçoit des distinctions en tant que metteur en scène (2004 Exils) et comme compositeur de musique (1999 et 2001 vengo et gadjo Dilo). Pour en savoir plus : Cinémathèque
Pays : France Année : 2000
Acteurs : Antonio Canales (Caco) ; Orestes Villasan Rodriguez (Diego) ; Antonio Dechent (Primo Alejandro) Dir. Photo : Thierry Pouget
Musique : Tony Gatlif, Cheikh Ahmad al-Tûni, La Caïta, Tomatito
Résumé : Caco, un gitan d’Andalousie est un fervent de danse et de musique flamenco. Il possède une boite de nuit où il se rend régulièrement bien qu’il ait un gestionnaire sur place. Caco n’a pas fait le deuil de sa fille, Pepa, dont on imagine qu’elle chantait ou dansait. Pour vaincre son ennui de vivre, Caco sort beaucoup danse et boit plus que de raison et se saoule de flamenco. Il reporte sur son neveu Diego, jeune handicapé, tout l’amour qu’il ne peut plus donner à sa fille. Dans le village où les vieilles femmes gardent la tradition Caco se rend quotidiennement au cimetière, escorté de ses cousins et gardes du corps. Le drame c’est que comme chez  les Montaigut et les Capulet deux familles se haïssent, un homme a été tué quelqu’un devra payer…..
Mis à part cette ambiance vendetta, on respire le flamenco à travers tout le film en véritable fil rouge dramatique. Dès l’introduction le spectacle et la musique nous captivent et nous portent vers le rêve. La musique est si envoutante qu’on oublie l’attente du film. Car en fait le sujet est le flamenco vécu par des andalous comme un besoin au même titre que de manger.
Les acteurs sont des vrais « gitans » et musiciens, les auteurs de la musique jouent aussi leurs rôles. Le rôle de caco est tenu par A.Canales qui est acteur et danseur de flamenco.
Filmographie : Transylvania; Exils; Vengo ; Je suis né d'une cigogne ; Gadjo Dilo ; Mondo ; Latcho Drom ; Les princes ; Liberté
Avis : Ce film est envoutant pour celui qui apprécie la musique et particulièrement le flamenco, il est assez court mais on ne voit pas passer le temps tellement la musique est prenante. Les images sont belles aussi et travaillée pour la partie onirique où la mise en situation.
Note : 8/10 rédigé par Jacquie

mardi 10 août 2010

Gadjo Dilo

César 1999 musique de film.
Locarno 1997 Léopard d’Argent et prix pour Rona Hartner

Réalisateur : Tony Gatlif, né d'un père kabyle et d'une mère gitane en 1948 en Algérie. Adolescence difficile en France. Il est aussi musicien et compositeur. Il obtient 2 fois le César de la meilleure musique de film, et le prix de la mise en scène en 2004 pour Exil.
Voir article de Castelnau-Mendel Florence:
Pays :France Année : 1998
Acteurs :Romain Duris (Stéphane) ; Rona Hartner (Sabina) ; Izidor Serban (Izidor) Dir. Photo :Eric Guichard Musique : Gatlif et Rona Hartner
Résumé : Stéphane un très jeune homme est parti en Roumanie dans l’espoir de rencontrer une chanteuse, Nora Luca, que son père écoutait beaucoup dans les dernières années de sa vie. Stéphane, plutôt du genre insouciant, demande à tous les gens qu’il rencontre s’ils connaissent un moyen de rencontrer cette femme. On le trouve au début du film sur la route dans cette quête croisant des tziganes qui ne parlent que la langue rom et qui se moquent gentiment de lui. A la faveur de ses tribulations il se lie d’amitié avec un vieux Rom (Izidor) dont le fils vient d’être emmené en prison et qui de ce fait noie sa tristesse à coups de Vodka. Izidor lui fait un peu de place chez lui, mais le village ne l’entend pas de la même façon quand ils découvrent le jeune gadjo (non gitan) ceux-ci déclinent toutes les clichés que reproche le monde moderne aux gitans… assez cocasse il est donc traité de voleur de poules, d’enfants etc…
Le film est l’occasion d’admirer la musique tzigane et l’art de la danser, la musique n’est pas accessoire elle est indirectement la raison de ce périple, et fait partie de la vie des gitans. Les artistes sont :Monika Juhasz-Miczuro (N Luca) RHartner, Adrian Simionescu, Esma, et les orchestres Gypsy Star, Orchestre Marin Ionica.
Ce que Gatlif montre c’est l’inimitié des roumains pour la population Rom même si celle-ci est sédentaire (et nationale). Il montre comment un petit groupe « mafieux » attise les griefs de la population roumaine par leurs méfaits et leur arrogance. Le petit village en lui-même est « spécial » mais assez inoffensif. Voilà donc un film de 1998 qui est toujours d’actualité. La communauté tzigane et en particulier Rom n’est bienvenue nulle part ; en France on veut les renvoyer en Roumanie où ils ne sont pas mieux acceptés que chez nous… champions (théorique) de l’égalité et de la fraternité.- nous rejetons ceux qui sont différents et qui donc font peur. Dans le film ce que j’ai beaucoup aimé de l’humour grinçant de Gatlif c’est le moment où les Roms reprochent à Stéphane ce qu’on attribue généralement aux gitans ou tziganes, et quand Izidor déclare que Stéphane vient de France, pays de liberté, où les tziganes vivent heureux et respectés ce qui est le comble de l’ironie pour cet été 2010, Un fait divers et une bavure ont mis le feu aux poudres à la Présidence de la République trop contente de se faire valoir d’actions sécuritaires dans un contexte électoral défavorable. De même que le dernier film de Gatlif : Liberté fait « souvenir » de la maltraitance nazie et nationale des populations française d’origine tzigane. Pour info : Amnesty International s’intéresse à la maltraitance des populations tziganes et Roms (www.amnesty.fr) http://www.amnesty.org/en/news-and-updates/france-president-urged-not-stigmatize-roma-and-travellers-2010-07-23
Filmographie : Korkoro; Transylvania; Exils; Vengo ; Je suis né d'une cigogne ; Gadjo dilo ; Mondo ; Latcho Drom ; Les princes ; Liberté
Avis : Arte a publié un coffret avec Gadjo Dilo et Vengo qui est très intéressant au point de vue de l’art de Gatlif, de la musique tzigane. Cependant il est « éducatif » pour nos jeunes qui ne comprennent pas qui sont ces gens différents, croisés dans le métro. Gatlif ne donne que quelques clés à la faveur de ses films, mais à eux tous il est possible de comprendre cet autre qui n’est pas celui qu’on vous fait croire. Devant des renards (ils mangent aussi les poules J), la société peut les tuer, ou les apprivoiser à la mode du Petit Prince que chacun admire… pourtant.
Note : 8/10 Rédigé par Jacquie

samedi 10 juillet 2010

Les petits ruisseaux

 
Réalisateur : Pascal Rabaté mieux connu comme auteur de BD a mis en scène sa propre BD. Il a déjà fait quelques courts métrages auparavant. C’est son premier long métrage.
Pays : France Année : 2010
Acteurs : Daniel Prévost (Emile), Philippe Nahon (Edmond), Bulle Ogier (Lucie), Hélène Vincent(Lyse), Julie-Marie Parmentier, Bruno Lochet, Vincent Martin, Charles Schneider
Dir. Photo : Benoît Chamaillard
Résumé : A partir de son album de BD, pascal Rabaté a construit un scénario qui suis assez bien le livre. C’est l’histoire d’Emile qui justement vivait la fin de sa vie sans « histoires » en allant à la pêche avec son copain Edmond. Edmond moins rangé qu’Emile avait une vie « cachée » en dehors du village de Vendée… Il n’y a pas beaucoup de suspense… mais je préserve les découvertes.
Le film tourne autour de la vie des personnes âgées, leurs marottes, leurs espoirs, et leur sexualité. Le ton qu’on peut craindre grossier n’est en définitive pas cela, au contraire la finesse et la bonne humeur simple parcours le film. Ce film peut redonner du moral à ceux qui croient qu’il n’y a plus rien après la retraite… P.Rabaté nous donne des explications sur le casting et ce qu’il a voulu faire. « Je trouvais intéressant de faire le portrait d’un personnage qui n’attend plus rien, qui vit dans la répétition des gestes, des événements, pour qui aujourd’hui doit ressembler à hier et demain à aujourd’hui, puis qui se met à réapprendre l’instant, à aimer l’imprévu… Un homme qui se met à aimer le lendemain parce qu’il sera différent. » Le site du film :
Avis : Film sympathique et frais sur ce que nous pourrions être, l’âge venant.
Note : 7/10Rédigé par Jacquie