mercredi 2 octobre 2013

Mon âme, par toi guérie

Grégory Gadebois
Réalisateur : François Dupeyron : écrivain et réalisateur français (IDHEC), né en 1950. Metteur en scène au théâtre. Ecrivain : Jean qui dort, Inguélézi, Le Grand Soir, Chacun pour soi, Dieu s'en fout, Où cours-tu Juliette ?
Césars 1989 : meilleur premier film pour Drôle d'endroit pour une rencontre. Césars 2002 : meilleur film pour La Chambre des officiers. Plus sur biographie
Pays : France Année : 2013
Acteurs : Gregory Gadebois (Frédi) ; Céline Salette (Nina) ; Jean-Pierre Darroussin (Le père de Frédi) ; Marie Payen (Josiane) ; Philippe Rebbot (Nanar) ; Marie Pratali (Véra) ; Agathe Drone (La mère de l’enfant dans le coma) ; Nathalie Boutefeu (La mère de la petite fille leucémique) Dir. Photo :Yves Angelo
Résumé : Note d’intention sur le site officiel du film
Le réalisateur, met en scène les tournants de la vie adulte de Fredi ( antihéro) qui ne cesse de se réorienter à la faveur d’incidents ou de véritables drames. Nous partons d’un homme jeune discret et timide vivant dans un lieu « déclassé » de bungalows et de caravanes dans le Sud de la France. Il est très complexé, renfermé en particulier vis-à-vis des femmes et vient de retrouver un peu de proximité avec son père à la suite du décès de sa mère. Sa mère possédait le don de guérir, on apprend qu’elle a transmis ce don à son fils Fredi, cela ne lui convient pas et il refuse d’en entendre parler. Tout le film repose sur la transformation de cet homme, qui fini par accepter un don qui le dépasse et va le transformer en profondeur en lui donnant l’occasion d’être socialement utile.
Je ne suis pas trop d’accord avec les critiques, sauf avec celle de Sophie Grassin pour le nouvel Obs. Qui met le doigt sur l’humanité développée par les acteurs sans mélo avec des jeux justes. JP Darroussin joue un père absent déprimé par le chômage et la perte de sa femme dont il mesure seulement ses qualités après avoir fait son deuil. Tous reconnaissent la performance de Gadebois qui porte l’histoire et aussi celle de Céline Salette en riche alcoolique. Il me semble que hors le scénario, Dupeyron nous interroge sur le phénomène de la guérison. Les critiques nous disent que c’est bidon etc. dans cette affaire donc au bénéfice de quoi mettent il la guérison ? Dupeyron est un soixantehuitard, moi aussi ; les valeurs de cette époque sont bien la convivialité, le partage, l’altruisme, la liberté et c'est ce qu'on retrouve dans le film. Les héros sont dans cet esprit et la liberté, au sens le plus noble, existe dans le choix de Fredi quand il ne veut pas du don. Du côté de l’âme… en 68 on ignorait simplement ce poncif des bourgeois bien pensants. Cependant il se passe quelque chose chez Fredi, si ce n’est pas son âme, on va dire que c’est son « Soi » qui le guide à prendre conscience de sa valeur et de ce qu'il peut faire pour les autres. Ce qui l’attire chez Nina c’est ce que cache sa personnalité alcoolisée, il le dit avec une métaphore : j’aime bien ton sourire de l’enfant. est ce là aussi un aperçu de l'âme?
Filmographie : La Chambre des officiers ; Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran ; Inguélézi ; Aide-toi, le ciel t'aidera ; Trésor ; Mon âme par toi guérie 
Avis : Ouf, un film qui tranche sur le cinéma passe partout du moment. Un contenu qui fait réfléchir sur ceux qui nous entourent, leurs motivations ou leurs moyens. Ce n’est pas forcément des voisins que vous souhaiteriez, mais les héros sont sympas, ils évoluent au fur et à mesure avec leurs épreuves. Ils sont regardés avec une intelligente bienveillance.
Note : 7/10 Rédigé par Jacquie


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