mardi 22 janvier 2013

Ma nuit chez Maud

Jean Louis Trintignant et Françoise Fabian
Réalisateur : Eric Rohmer, (1920-2010). Cinéaste auteur d’une vingtaine de films originaux et inclassables…ceux-ci sont répartis en séries : les Contes moraux, les Comédies et proverbes et les Contes des quatre saisons. C’est dire le niveau d’intellectualité du réalisateur ! Il fait partie de la dite « nouvelle vague ». Individu très timide, tourne avec de faibles moyens. Passionné de littérature et de philosophie, il est venu au cinéma comme d’autres par la critique de film et les Cahiers du Cinéma. On trouvera beaucoup d’articles sur lui-même ou ses films, une base de recherche, peut démarrer par Wikipedia.
Pays :France Année : 1969
Acteurs : Jean-Louis Trintignant (Jean-Louis l'ingénieur) ; Françoise Fabian (Maud) ; Marie-Christine Barrault (Françoise) ; Antoine Vitez (Vidal) Dir. Photo : Nestor Almendros
Résumé : Film qui est une des facettes d’un ensemble de six contes moraux, dans ces films le héro rencontre, lie des relations, est amoureux de femmes aperçues ou rencontrées par les hasards de la vie et souvent en courant après l’une en rencontrant une autre… tombe amoureux… hésite… C’est en effet ce qui se passe dans ma nuit chez Maud. Jean Louis est un bon catho, plein d’idées bourgeoises, dont l’objectif est de fonder un foyer (le mariage n’était pas en option non plus à cette époque !) Il voit une jeune femme blonde à la messe qui représente pour lui l’idéal féminin et se promet de la séduire et de faire sa vie avec elle. Il est d’un naturel un peu timide ou réservé et tarde à faire sa connaissance. Entre temps (entre messes et sermons) il rencontre un vieil ami et discutent philosophie de la vie… Vidal est déjà plus dans la génération future et fréquente une jeune femme émancipée (c’est ce qu’on disait, ne riez pas…) qu’il désire lui faire rencontrer. Je ne raconte pas la suite… Ce qui frappe en 2013 c’est le ton, le sujet : l’approche d’une femme idéalisée, le poids de la religion chez le héro pourtant doté de moyens intellectuels. C’est également le poids des livres dont on parle, on se retrouve dans les librairies… (ça existait encore même à Clermont Ferrand !) et le clou de l’étonnement c’est qu’on discute philosophie…. Et de quoi ? du pari de Pascal ! Bref avec les valeurs morales, Dieu, la religion, le sentiment amoureux, la fidélité etc. il y a des sujets d’étude pour toute une année de classe de philo….
Filmographie : La Boulangère de Monceau ; La Carrière de Suzanne ; Ma nuit chez Maud ; La Collectionneuse ; Le Genou de Claire; L'Amour l'après-midi Pour les films autre que les contes moraux voir Wikipedia ou Imdb.fr Dans ce blog Les amours d’Astrée et de Celadon
Avis : Film étonnant par son contenu intellectuel, j’ai ressenti une mise en scène assez pauvre, assortie à la ville et le noir et blanc. Historiquement intéressant au regard des années 60-70. L’amour ou un sentiment amoureux, avec laquelle se marier ? Pourquoi ?ce qui se fait et ne se fait pas. Le choix… Ce film m’a donné l’occasion de réfléchir sur nos idéaux sociaux, et sur leurs valeurs au cour du temps. On ne dirait pas que 68 est passé… comme quoi ça na pas été instantané. C’est surement un film que je regarderais à nouveau.
Note : 9/10 Rédigé par Jacquie




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