dimanche 7 juin 2009

Departures



Okuribito
Oscar 2009 du Meilleur Film en langue étrangère

Réalisateur : Yojiro Takita, né en 1955 au Japon. Compte une quarantaine de films. Très connu au Japon pour des productions érotiques (on croirait pas!) et quelques films de sabre ou fantastiques comme Ashura. Il devient très célèbre avec Departures au Japon et est reconnu internationalement après cet oscar.
Pays : Japon Année :2008
Acteurs : Masahiro Motoki (Daigo), Tsutomu Yamazaki (le patron de NK), Ryoko Hirosuke (Mika), Kazuko Yoshiyuki (la dame du bain), Kimiko Yo (la secrétaire de NK).
Dir. Photo : Takeshi Hamada
Résumé : Daigo venait d’obtenir une place de concertiste dans un orchestre de Tokyo, quand le directeur a dissous cette formation…Avec sa jeune femme Mika, ils décident de retourner dans sa ville natale où la maison familiale est vacante. Daigo est ému de retrouver l’environnement de son enfance. Il cherche du travail, n’importe lequel, car il a vendu le violoncelle de concert qu’il avait acheté à crédit. Il se rend à une annonce qui propose « aide au départ ». C’est un vieux monsieur qui cherche un assistant, le travail concerne en fait les soins aux défunts. Daigo saisi cette opportunité très bien payée mais ne dit pas ce dont il s’agit à sa femme. Comme beaucoup elle considèrera ce travail comme « impur »…. Et malgré l’intérêt que pour finir il trouve à faire ce travail, il sera renié par ses proches. Le film à travers les mésaventures de Daigo décrit les rituels autour de la mort au Japon, qui comme l’Europe a perdu beaucoup de sa sensibilité à la nature et à rejeté la mort comme phénomène naturel. Ce film est tour à tour amusant, grave, et plein de sagesse, le fil conducteur est la vie de Daigo avec ses manques qui le hantent: son père a abandonné le foyer quand il était petit, c’est un salopard, et quand sa mère est décédée Daigo n’était pas présent. On verra comment son métier lui permet d’arriver au détachement sur ces deux points.
Caméra intimiste à la japonaise et de très belles lumières accompagnent ce film
Filmographie : Ashura la reine des démons ; When the Last Sword Is Drawn, The Yin Yang Master. Departures.
Avis : Cette année le Japon nous a donné des grands films de réflexion sur la société : Tokyo Sonata sur le chômage, Still Walking sur le deuil et celui-ci. Tout trois nous décrivent la vie de la famille japonaise et les sentiments devant des situations universelles. Contrairement à ce que disent certaines critiques qui manquent de recul sur la vie, ce film est très profond, sous ses airs d’histoires de croque morts. Deux très bons acteurs donnent la crédibilité nécessaire et de la présence au sujet délicat. Sauf à la fin on nous épargne les tartes à la crème sur la mort ; c’est ça aussi le quotidien de la mort.
Note : 9/10 rédigé par Jacquie

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