jeudi 30 juillet 2015

Fanny et Alexandre

La fête familliale
Réalisateur : Ingmar Bergman metteur en scène de théâtre, scénariste et réalisateur de cinéma suédois, 1918-2007. Un des réalisateurs les plus originaux de son époque de par sa méthode et par ses thèmes métaphysiques et psychologiques. Souvent récompensé Ours d’or, Lion d’or, Cannes, 
Pays : Suède Année : 1982
Acteurs : Bertil Guve (Alexandre) ; Börje Ahlstedt (Carl Ekdahl) ; Pernilla Allwin (Fanny) ; Ewa Fröling (Emelie Ekdahl) ; Gunn Wållgren (Helena la grand-mère) ; Jan Malmsjö (l’évèque)
Dir. Photo : Sven Nykvist
Résumé : Ce film de plus de trois heures est néanmoins la version courte ! une version de 5 heures est prévue pour la TV. La société bourgeoise du XIX e est vue par deux enfants, dans une famille aisée et intellectuelle (ou artiste ?). Une quantité impressionnante de personnages bavarde dans des scènes familiales, presque tout se passe dans la maison de la grand-mère, chef incontestée du clan. Dès le départ nous sommes dans une réunion bourgeoise pour Noël où une atmosphère fin de règne agite une famille oisive, c’est assez creux, le cinéaste s’attarde à des détails matériels de la vie. Le film est vu avec le point de vue des enfants (enfin surtout d’Alexandre ombre de Bergman !). Du fait, de ce côté enfant, il y a beaucoup de magie, d’amusements, de théâtre et de jeux, mais cela sonne toujours faux, l’ambiance est redoutable, non joyeuse, lourde. On voit dans cette saga familiale des couples qui ne s’entendent pas, des amours maladives et complexées, des personnages hauts en couleurs, des pernicieux graves. Le chapitre chez l’évêque est délirant, on a du mal à croire la mise en scène dramatique rocambolesque, la sortie de cette maison et de l’épisode est digne d’un conte pour enfant, avec quasi ogre et lutins chez Isaak.
Une part importante de l’étrangeté de la présentation est due à la sensibilité d’Alexandre, qui comme Hamlet voit son père défunt dans différentes circonstances. Alexandre montre cette faculté des enfants à sentir les choses différemment des adultes par leur plus grande ouverture du « cœur » le mental ne cadenassant pas ce dernier. Alexandre est peureux mais attiré par l’étrange et le sens caché.
Le film est très long et détaille des vies avec leurs difficultés. On ne comprend pas très bien la motivation de Bergman avec ce film copieux, il est vrai qu’il a dit que c’était la version de 5h pour la TV qui était sa version en tant que « testament » ou dernier film. C’est vrai qu’on y retrouve tous ses complexes, ses peurs de la vie sexuelle et de la mort.
Le film est très bien réalisé, les costumes les décors sont magnifiques très complexes pour servir les sentiments exprimés, terrain fertile pour l’auteur. Il montre des enfants qui se construisent dans l’indifférence d’une société malade de sa vanité et du peu d’espoirs qu’elle propose. Critiques : Wikipedia Ciné club de Caen Olivier Père 
Filmographie : Le Septième Sceau ; Les Fraises Sauvages ; Persona ; L'Heure du loup ; Cris et chuchotements ; Scènes de la vie conjugale ; Sonate d'automne ; Fanny et Alexandre ; 
Avis : Que dire, c’est long il faut avoir du temps et du goût pour une époque et une société passée qui n’a laissé de traces intéressantes que dans l’art et l’industrie, la belle époque ; belle pour qui ?
Note : 9/10


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